Tour du monde à travers les yeux de Steve McCurry

Article publié le 22 mai 2017
Article publié le 22 mai 2017

Jeudi dernier, Cafébabel Bruxelles s’est rendu à la quatrième édition des nocturnes de l’exposition: “Le Monde de Steve McCurry”, l’occasion de se plonger dans un univers marquant, éclectique et surtout touchant.

C’est sous un ciel moitié pluvieux, moitié soleil, avec un arc-en-ciel en arrière plan que nous arrivons devant le bâtiment de la bourse. Une première fois pour Cafébabel, nous n’avions jamais vu l’intérieur de ce bâtiment plus souvent utilisé comme point de ralliement, lieu de rendez-vous pour rejoindre les potes avant de partir en soirée.

A l’intérieur, on découvre une exposition sans début ni fin, chacun prend le soin de découvrir les photos suivant le fil conducteur qu’il souhaite. Le but: ne rien rater des 200 photos magnifiques exposées devant nous. Pour les explications, pas d’affiche, ni de panneau, juste un guide audio (disponible en plusieurs langues) qui vous raconte des anecdotes sur 50 des 200 photos présentes. Le reste, c’est votre imagination qui vous guide. Les seules informations que vous avez au sol, ce sont les dates, les pays et les villes où ont été prises ces photos, à partir de là, à vous d'imaginer l'histoire derrière la photo. Les photos sont disposées sur des voiles descendant du plafond. On se retrouve dans un décor un peu féérique où le jeu de lumière est fantastique, les photos scintillent au milieu d'une salle plongée dans l'obscurité. Ce côté 'monde magique' contraste avec certaines histoires relatées par ces photos qui ne sont pas toujours merveilleuses.

Cette rétrospective, la plus large et la plus grande jamais organisée autour de l'oeuvre du photographe de renom Steve McCurry, nous emmène dans un voyage à travers le monde. De l’Afghanistan à l’Inde, de l’Asie du Sud-Est à l’Afrique, de Cuba aux États-Unis, du Brésil à l’Italie, les photos capturent des moments forts et émouvants, toujours en mettant l’Homme au centre. Même lorsqu’il n'apparaît pas directement sur la photo, comme dans le cas de la photo ci-dessous avec les dromadaires, l’homme reste au centre de l’histoire. Cette photo nous relate la catastrophe de 1991 au Koweït, lorsque les troupes de Saddam Hussein avaient mis le feu à plus de 700 puits de pétrole. Les journaux nous ont souvent montré les “pompiers du Texas” comme on les appelait qui se battaient nuits et jours pour éteindre les flammes mais les répercussions sur la faune et la flore locale n’ont pas souvent été mises en avant. C’est cet aspect que nous montre Steve McCurry sous son regard avisé: l'impact de l'homme sur lui-même mais également sur son environnement.

Bien entendu, les célèbres portraits qu’on a pu voir un peu partout à travers le monde font aussi partie de l’exposition. Ici par exemple, on retrouve un magicien indien qui fait partie de la tribu des nomades. Une tribu vouée à disparaître à cause de la mondialisation et du développement économique en Inde. Ce mode de vie nomade n’est plus adapté et pour survivre, cet homme qui a coloré sa barbe pour se donner des airs de magicien devra changer.

Le plus marquant peut-être dans ce monde de Steve McCurry, c'est la diversité qui y est présente. On voyage à travers l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique latine. Mais aussi on célèbre la jeunesse, la vieillesse, la femme, l'homme, l'humanité dans toute sa splendeur et en contraste, dans toute son horreur. Cette multiculturalité se retrouve également dans le public présent pour admirer les oeuvres. En déambulant dans les couloirs créés par ces voiles suspendus, on croise des jeunes, des plus vieux, des touristes, des bruxellois, des Belges venant de plus loin, ect. C'est ça, la vrai force de l'exposition: elle parvient à rassembler dans un ensemble cohérent toutes les générations, toutes les histoires et toutes les cultures.

L’exposition est ouverte tous les jours de la semaine de 9h30 à 17h30 et les weekends jusqu'à 19h et ce jusqu’au 25 juin. D’autres nocturnes jusqu’à 21h seront également organisées pour plus d’informations, consultez le site officiel de l’exposition ici!