To Russia with love : kiss-in en soutien aux lgbt russes 

Article publié le 18 septembre 2013
Article publié le 18 septembre 2013

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

En juin, Vladimir Poutine a promulgué une loi qui proscrit « la propagande des relations sexuelles non traditionnelles » devant les mineurs. Il est interdit de mettre sur le même pied d’égalité les relations LGBT et hétérosexuelles. Cette loi a provoqué un tollé international suscitant partout un soutien pour la communauté LGBT russe. Kiss-in To Russia with love devant l’ambassade russe à Paris. 

Soeur Rose

Mes amis et moi, nous sommes réunis ici pour protester contre les lois homophobes mises en place en Russie par Vladimir Poutine. Lorsque j’ai vu un garçon de quinze ans se faire passer à tabac à l’école uniquement parce qu’il était homosexuel, je ne pouvais que me sentir concernée. C’est une question de droits de l’Homme. Nous devons rester vigilants pour défendre nos droits. Nul homme n’est une île. 

Nolwen & Mélanie  

Nous étions en couple et nous sommes venues à la manifestation parce que nous ne pouvons pas nous sentir libres ou en sécurité si d’autres personnes sont persécutées en Russie du fait de leur orientation sexuelle. C’est aussi une façon de montrer à nos frères et sœurs de Russie qu’ils ne sont pas seuls. 

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Amandine Miguel, militante de la section LGBT de l’association «osez le féminisme». « Nous sommes très heureux de participer à ce kiss-in international qui a lieu aujourd’hui simultanément dans 50 pays.» 

Roman est russe et transgenre. Accusé de détenir de la drogue – d’après lui, ces stupéfiants ont été mis en sa possession à son insu – s’enfuir en France semblait être pour lui la plus sûre des solutions. « Au début, je ne voulais pas quitter la Russie. Je voulais pouvoir démontrer mon innocence et rester. Certaines personnes étaient prêtes à témoigner afin de prouver que je ne possédais pas de drogue. J’avais des témoins et des enregistrements. J’étais certain que mon avocat pourrait établir mon innocence. Je suis allé à un séminaire consacré à la communauté LGBT en Ukraine. Lorsque j’étais là-bas, j’ai appris que mon avocat avait des soucis. Ensuite, quand ma mère alors âgée de 67 ans s’est rendue de Stalingrad à Moscou, elle a été arrêtée par la police. J’ai compris que ma situation était plus dangereuse que ce que je ne le pensais. Dans les prisons russes, les homosexuels et les transgenres sont violés et subissent des violences. La décision de venir en France prenait forme. »

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