Tihana Lazovic: étoile montante de la Berlinale

Article publié le 24 février 2016
Article publié le 24 février 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Tihana Lazovic nous parle de son aventure à la Berlinale et de ses projets futurs dans la "ciné-sphère" Européenne

J'ai rencontré Tihana Lazovic sur un salon de presse proche de Potsdamer Platz aux alentours de midi. C'est un de ces rares moments où la Berlinale ne fait as rage dans les rues - L'heure où ceux qui ont eu une nuit agitée dorment encore, et que les Berlinois qui travaillent de 9H à 17H sont occupés à leur tâche.

La salle grouille de journalistes, tous présents pour rencontrer les étoiles montantes de la Berlinale, ces jeunes acteurs européens au talent prometteur. Pour beaucoup c'est le moment "tu sais que tu as réussi quand...". Pour Tihana Lazovic originaire de Croatie, la réussite semble s'expliquer par la longue file de journalistes qui attendent  pour lui parler. Quoi de plus, nous sommes limités. Nous avons 10 minutes avec elle chacun.

Ceux-sont de bons problèmes à avoir - problèmes qu'elle n'aurait jamais imaginé avoir il y  un an de ça.

“L'année dernière fut la plus intense de ma vie", commence Lazovic. Elle porte une veste formelle sur une jupe noire, elle semble légèrement inconfortable dans la peau d'une femme d'affaire à l'allure décontractée. “Tout est arrivé là-bas. Notre film (High Sun) était le premier film Croate présenté au Cottbus festival depuis 30ans. C'était très important pour nous. Pas juste pour moi, mais pour tout le cinéma Croate.

Dans ce film, son personnage se retrouve impliqué dans une histoire d'amour inévitablement compliquée par les rivalités ethniques entre deux villages Balkans. Le rôle lui fît gagner les marches de Pula (Golden Arena Award) et indirectement, une place ici, à une table du Potsdamer Platz.

Depuis elle tente de trouver sa place dans le monde du film Européen - toujours incertaine de sa réussite ou si elle réussira un jour. " C'est très compliqué. Toutes les jeunes stars ont un agent. Nous n'avons pas d'agent en Croatie. Je suis donc toute seule ici." Jusqu'à ce qu'elle trouve un, Lazovic doit interprêter plein de différents rôles pour soutenir sa carrière. " Il y a tant de choses que je dois faire qui ne sont pas de mon ressort."

Mais Lazovic a su se montrer d'une grande et rapide adaptabilité  face à de nouveaux challenges. A l'origine, elle fait ses début au théâtre avant de commencer à jouer dans la comédie phare de Vinko Bresan The Priest's Children et ensuite dans le rôle vedette dans le film de Lukas Nola: Hush, qui lui a permis de gagner le prix du meilleur première rôle à Pula.

Aussi surprenant que cela soit, le première amour de Lazovic était en réalité la musique. “J'ai toujours pensé que je deviendrais une musicienne. Un jour, j'ai décidé d'arrêter car trop impatiente. Je suis allée à l'université, et j'ai oublié mes rêves de musique." A présent elle a trouvé une façon plus nuancé d'intégrer la musique dans son travail cinématographique.  Par exemple, sur le tournage de On the Shore Side, le réalisateur Zrinko Ogresta mettait constament de la musique d'ambiance pour aider les acteurs à rester dans leur personnages.

Juste au moment où Lazovic et moi progressions vers une discussion sur ses aspirations et ses craintes la minuterie se mis à sonner. Le journaliste attendu son tour sur le qui-vive. Avant que je ne parte elle réussi à me glisser qu'elle n'est pas inquiète pour son futur d'actrice. "je pense que si tu es bon dans ce que tu fais les choses vont bon train."

La ballade lui plait, et si les choses ne vont pas dans son sens, et bien " je pourrais toujours faire chanteuse de rue," dit-elle dans un faible sourire.