Témoignage des manifestants Bulgares: ‘Nous n'en avons pas fini’

Article publié le 12 septembre 2013
Article publié le 12 septembre 2013

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le gouvernement socialiste nouvellement élu dirigé par Plamen Oresharski a réussi à créer plus de rage et de mécontentement. L'une des caractéristiques typiques du mouvement de protestation de l'été 2013 est la forte implication des jeunes, explique Diana Kulchitskaya

Le mouvement de protestation a submergé la Bulgarie en 2013. Ce pays des Balkans connaît des manifestations à l'échelle nationale depuis cet hiver, elles se sont prolongées cet été. Les dernières manifestations se sont terminées en affrontements avec les forces de police le 23 July, lorsque les manifestants ont bloqué le parlement, empêchant ainsi quelques 100 parlementaires, ministres et journalistes de quitter l'édifice rliament blockade which prevented more than 100 parliamentarians, ministers or journalists from; 17 personnes ont été blessées. Les manifestations révèlent une profonde crise politique. Les citoyens réclament de sérieuses réformes judiciaire et un chengement du système politique bulgare, à la différence des manifestations de février où les manifestants étaient descendus dans la rue en protestation à la hausse des prix des factures de services publics.  Le mouvement de protestation avait alors réussi à renverser le gouvernement de centre droit. Les élections de début mai n'ont pas eu d'effet positif.

Témoignages

La période qui a précédé ces élections peu concluantes était extrêmement désordonné. L'objectif unique de tous les principaux partis était de discréditer leurs rivaux - loin de la pose de bases solides. Je m'attendais à une impasse et à un gouvernement inefficace - Je ne m'attendais pas à ce qu'il se dégrade si rapidement. Les élections et la situation résultant du partage du pouvoir par une coalition d'ennemis, à au mieux abouti au réveil des citoyens - au pire divisé la nation dans tous les sens possibles: riches et pauvres, cols bleus et blancs, ville et village,  jeunes et vieux...

Je suis dans la rue dès que je le peux. Mais, je suis conscient qu"il ne s'agit que d'une pièce d'un puzzle bien plus grand. Si nous parvenons à obtenir le résultat que nous réclamons - qui n'est pas seulement de nouvelles élections, mais surtout un avenir meilleur pour le pays - nous devons être prêts à y travailler. En plus de prendre part aux manifestations, il est important que tout le monde se demande: «Qu'est-ce qui se passe ensuite? Vous devez être prêt à transformer ces chants et cette énergie en un dialogue constructif qui renforce les idées, la stratégie et la politique pour veiller à ce que le prochain gouvernement élu ne connaisse pas le même sort  que celui-ci.’

Boyan Benev, strategiste, analyste, écrivain

‘Je m'attendais à ce que plus de gens votent. Lors des manifestations de février, les Bulgares semblaient déterminés à se battre pour un avenir meilleur, mais les élections ont été marquées par un faible taux de  participation. J'espérais vraiment que les gens voteraient pour le meilleur candidat, mais l'opinion générale: «Je n'ai personne pour qui voter, ils sont pareils» a dominé cette journée.

Les élections ont apporté un certain degré de chaos et d'instabilité politique, mais elles étaient aussi une bénédiction déguisée parce que les récentes décisions du gouvernement ont réussi à rendre toute une nation tellement en colère que pendant plus de vingt jours, nous sommes avons manifesté sans abandonner. Je suis allée à des manifestations et j'ai l'intention de continuer à y aller autant que possible. La Bulgarie est ma maison. Quel genre de personne serais-je si je ne voulais pas d'un avenir meilleur pour moi-même, mon pays et tous les Bulgares?’

Michaela Petkova, étudiante

‘Il y avait un léger espoir que le nouveau gouvernement ferait mieux que le précédant. Je me rends aux manifestations avec toute ma famille quand je peux. J'ai écrit des articles sur la nuit du bloquage du parlement et soulevé la question de la violence policière et de la légitimité des protestations. Tous deux ont provoqué de nombreuses discussion en ligne. Les politiciens nouvellement élus ont eu la chance de stabiliser la situation dans le pays, mais ils ont gaspillé cette chance en nommant les mêmes personnes aux mêmes postes, en répétant encore et encore les mêmes erreurs’

Nikolay Hadjigenov, avocat