Sortir de Valladolid et s'ouvrir au monde : Álvaro, notre nouvel éditeur espagnol

Article publié le 2 mars 2017
Article publié le 2 mars 2017

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le temps passe vite, surtout quand il est rempli de bons moments. La version espagnole de cafébabel a un nouvel éditeur pour les dix mois à venir. Voici l'histoire d'Álvaro, qui nous arrive de Valladolid.

Lorsqu'il a appris qu'il avait été choisi pour le poste d'éditeur espagnol pour les dix prochains mois, Álvaro ne pouvait pas le coire. Il se trouvait alors à Bristol, où il vivait depuis déjà quelque temps. "J'étais à la maison et je m'apprêtais à aller au boulot (j'étais livreur de repas à vélo). Je m'étais accordé quelques mois sabbatiques pour changer d'air mais aussi améliorer mon anglais", nous raconte-t-il. "Both of them", ajoute-t-il en souriant.

Contrairement à d'autres personnes qui sont passées par la rédaction, Álvaro n'a pas fait Erasmus, n'a pas obtenu de Master dans un autre pays et ne parle pas non plus cinq langues. Malgré tout, à 24 ans, il peut se vanter d'avoir déjà un intéressant parcours en tant que journaliste. "J'ai beaucoup appris à El Confidencial et au Vocento Media Lab. Je suis également passé par l'agence EFE, même si je n'en ai pas autant profité que je ne l'aurais souhaité, et j'ai beaucoup appris grâce à des initiatives personnelles comme à la radio locale de Valladolid CREA Radio. Par ailleurs, je suis entraîneur de football depuis que j'ai 16 ans, mais aussi scout, grâce à quoi j'ai appris à chercher un objectif commun au-delà de mon propre individualisme". 

Dès le début, toute la rédaction a su d'où il venait, car Álvaro est très fier d'être de Valladolid. Quel que soit le thème qu'il traite, il arrive à nous parler de sa ville. "L'endroit où tu passes ton enfance t'influence beaucoup parce que c'est là que tu as créé ta personnalité. J'ai vécu des années très heureuses dans ma ville, c'est pour cela que je tiens beaucoup à mes racines castillanes".

- cafébabel : Que manque-t-il à un jeune homme comme toi dans un endroit comme celui-ci ?

- Álvaro: Un appart ! Tout le monde me dit que les débuts sont difficiles à Paris, mais petit à petit, tu te laisses gagner par la ville sans même t'en rendre compte. Pour le moment, je n'ai pas encore ressenti cette angoisse des débuts parisiens. Mais je n'ai pas encore eu le temps de me sentir seul non plus.

- cafébabel : Pourquoi le journalisme ?

- Álvaro : Parce que j'aime communiquer. Quand j'étais petit, j'écoutais la radio tous les soirs. Je n'aimais pas lire les livres, mais les journaux oui. Ce qui a changé au fil des années. Nous sommes beaucoup à étudier le journalisme parce que nous voulons changer le monde puis ça finit par nous passer. Il faut voir petit parce que c'est ce qui a vraiment de l'impact. Ensuite, peut-être que ça deviendra quelque chose de plus grand.

- cafébabel : Si tu n'étais pas journaliste, que ferais-tu ?

- Álvaro : Je serais éducateur. Beaucoup de gens pensent que les adolescents sont insupportables mais s'ils sont motivés, ils ont un potentiel de travail et de création énorme. 

- cafébabel : Qu'espères-tu trouver à cafébabel? 

- Álvaro : Une ambiance de travail agréable. J'aime beaucoup le fait que nous venions tous de différents endroits. C'est une expérience de 10 mois pendant lesquels chacun apporte sa pierre à l'édifice pour que tout cela fonctionne. Je veux changer ma mentalité, connaître des gens, avoir moins de préjugés et apprendre des langues.

Cela tombe bien, tu arrives au bon moment et au bon endroit. Sois le bienvenu, Álvaro !