Solidays: pas sans ses festivaliers

Article publié le 30 juin 2010
Article publié le 30 juin 2010

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Ils étaient 168.000 cette année à assister au deuxième plus grand festival musical de France derrière les pourtant Vieilles Charrues. En voici un florilège : hommage aux festivaliers sans qui les Solidays ne seraient qu'un défilé de stars.

Tendance 2010 : Chapeau - lunettes noires

 

Cet homme a tout du festivalier parisien : la bière (ah, je devrais pas commencer par là), le chapeau, les lunettes noires - Ray-Ban de préférence - sans oublier la chemise à carreaux. Avec cet attirail, vous vous fondez dans n'importe quel groupe de fêtards, pouvez discuter du hip-hop de Brother Ali aussi bien que du reggae de Toots and The Maytals, vous avez la classe en bouffant un kebab et on ne voit pas vos yeux rouges à 4 heures du matin sous l'emprise de DJ Missil.

Sarkozy - Solidays: 0 - 1

Astérix est anti-sarkozix et de nombreux festivaliers pensent comme lui. Avec son T-shirt No Sarkozy Day, il est loin de lever la vague de ferveur que l'Italie manifeste contre Berlusconi. N'empêche. Si même Astérix, l'emblème de l'identité nationale, s'en prend au président français, les Solidays 2010 se déroulent sous une chape de plomb, malgré le soleil tapant.

Au vieux campeur

Si les festivaliers sont indispensables à la fête, les campeurs en sont l'élite lumineuse. Côté ZEN (repos ou feignants) ou côté ZAP (fêtards ou allumés), on y finit toujours sale, crevé et épanoui. La fontaine d'eau vive ne fait pas illusion longtemps : au bout de trois jours, seuls les plus valeureux auront la force de se traîner pour le concert final de M.

Le plus beau métier du monde

 Vu leur accoutrement, c'est nous qui sommes solidaires avec ellesDistribuer des donuts gratuits au chocolat ou au sucre glacé à l'entrée du festival fait parti des faits d'arme du festival : on apprécie le courage, la patience et le déguisement. On compatit mais pas trop : 800 bénévoles de l'association Solidarité Sida font bien des choses sans être payés et on doute que ce soit juste par amour du donut que ces charmantes jeunes les distribuent à foison.

Repos du guerrier

Il y a mille et unes manières de faire la sieste sur l'herbe pendant qu'une centaine de milliers de personne vous passent autour. La meilleure feinte reste celle du chapeau sur le visage : personne ne vous entend ronfler; vous avez le droit d'être bourré, on pensera toujours que vous ne faites que "faire un somme" avant le pogo sur Java.

Au bout du troisième jour, cette pratique est presqu'un rituel chez les festivaliersLa plus sincère. Faites comme si personne ne vous prenait en photo, respirez un grand coup et étalez-vous de tout votre long face contre ciel. Le seul risque : se réveiller martelé de coups de soleil.

Buller

Pendant un concert, si la danse vous révulse, si la musique est trop forte ou que vous avez perdus vos copains, vous pouvez toujours choisir l'option bulles de savon. Excellent pour se faire des nouveaux potes, voire des admirateurs (on est pas trop regardant à cette heure-là !). Ci-dessus : la tactique de la bulle enfumée. Réservée aux fumeurs, il s'agit de prendre une bouffée de cigarette et de faire une bulle juste après afin de voir une bulle fumeuse flotter dans les airs pendant un concert d'Archive. Un succès !

Pour lire plus d'articles sur les Solidays 2010, baladez-vous sur La Parisienne - notre babelblog à Paris!

Photos: Une ©_yupa_/flickr; photos texte : ©Emmanuel Haddad