Siège du Parlement à Strasbourg, qu’en pensent les candidats à la présidentielle ?

Article publié le 14 mars 2012
Article publié le 14 mars 2012
Par Lucie Dupin et Margaux Pastor De quelle façon les candidats à la présidence de la République comptent se préoccuper du Parlement européen et de sa pérennité à Strasbourg ? C'est la question posée dans une lettre ouverte signée par trois associations strasbourgeoises. Explications.

Les candidats aux présidentielles devaient recevoir une lettre ouverte cet après-midi, signée de trois associations strasbourgeoises : Démocratie européenne, Association européenne des jeunes entrepreneurs, et Strasbourg pour l’Europe. Le but, interpeller les candidats sur la question du siège du Parlement européen à Strasbourg et les inviter à clarifier leur position. Pour Jean-Louis de Valmigère, vice-président de l’association Strasbourg pour l’Europe, « sur cette question il s’agit aussi de mobiliser des moyens et non pas que des bonnes paroles et des bonnes intentions », même s’il comprend que le maintien du siège à Strasbourg n’est pas une des premières préoccupations des candidats.

Une lettre ouverte lancée un mois après le rapport « sur le siège dans tous ses états », initié par Pierre Loeb, pour l’Association Européenne des Jeunes Entrepreneurs. Le but de ce rapport, passer au crible les arguments et contre arguments en faveur du siège strasbourgeois et rétablir la vérité après des années d'action du lobby anti-Strasbourg. L’Association Européenne des Jeunes Entrepreneurs s'est adressée à 250 interlocuteurs différents, aux collectivités locales et territoriales, ainsi qu'à l'Etat français afin de produire des chiffres exactes sur les coûts pour l'Union européenne. Le but aurait été de rendre non pas un contre rapport mais un rapport objectif. Le coût annuel du siège strasbourgeois s'élèverait à 51,5 millions d'euros, soit dix centimes d'euros par citoyen et par an.

Pour Pierre Loeb, l’eurodéputé Mc Millan Scott, à l’initiative du rapport A tale of two cities, et les Anglais s'attaqueraient "au Parlement à Strasbourg pour des raisons électorales, sans comprendre qu'il s'agit de rayer une ville européenne de la carte". Une tâche d’autant plus difficile pour ce rapport en France, que les lobbys y sont moins bien vus qu’en Grande-Bretagne. Ces trois associations rappellent enfin que le siège du Parlement européen appartient à la France, et c'est à la France de le défendre.