Sécurité alimentaire : que fait l’Europe pour nous ?

Article publié le 23 décembre 2008
Article publié le 23 décembre 2008
Article écrit par Andrea Matiz Traduit par Véronique Le Guen Dans les années 90, les crises de la vache folle et de la dioxine ont choqué l’opinion publique européenne. Pour ces raisons, la Commission de Romano Prodi a placé la sécurité alimentaire parmi les priorités de son agenda. Les résultats sont apparus depuis dans nos supermarchés.

Pendant son discours d’introduction face au Parlement Européen, Mr Prodi annonçait sa stratégie. Les deux évolutions les plus importantes étaient l’établissement d’une autorité en charge de l’alimentation indépendante, semblable à la « Food and Drug Administration » américaine, et de lancer un livre Blanc avant fin 1999. Le 12 janvier 2000, la Commission européenne publiait un livre Blanc sur la sécurité alimentaire. La participation de tous les acteurs de la chaîne alimentaire avait été sollicitée car tous les protagonistes étaient responsables de la situation. Ils ont largement répondu à l’appel.

La naissance d’une législation européenne

fruits Trois ans plus tard, la Commission présentait le règlement (EC) 178/2002, véritable révolution dans le domaine de la sécurité alimentaire. Le règlement instituait en effet l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et définissait juridiquement pour la première fois au niveau européen les termes d’ « aliment » et de « législation alimentaire ». Il mettait également en place un système de traçabilité de tous les aliments et les boissons en vue de protéger le consommateur.

La traçabilité était un mot en vogue. Assez général pour convenir à n’importe quel produit alimentaire. L’Union européenne l’a défini ainsi comme « la capacité de retrouver l’historique, l’application ou la localisation de ce qui fait l’objet d’un examen ». De la fourche à la fourchette, le système suit la trace de produits spécifiques en demandant à chaque nouveau maillon de la chaîne un rapport particulier facilement accessible à la demande. Du point de vue du consommateur, les avancées sont réelles : une concrétisation d’un outil effectif de sécurité alimentaire, une efficacité accrue du rappel de produits en cas d’urgence , la possibilité de vérifier les informations relatives à une étiquette et de connaître l’histoire des produits ; l’amélioration de la gestion de l’approvisionnement, des coûts d’acheminement en baisse et des dépenses engendrées par les rappels d’aliments réduites.