San Fermines 2008 : festival du film d’horreur

Article publié le 12 juillet 2008
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Article publié le 12 juillet 2008
Curieusement, des inconditionnels venants du monde entier se réunissent depuis le dimanche 6 juillet dans la capitale pour assister au même film chaque année. Bien que le festival présente peu de diversité, les récompenses qui y sont décernées sont pour le moins originales. Des oreilles velues et une queue de taureau ensanglanté en substitution des typiques Lions, Palmes et autres figures dorées.
Impossible de faire plus espagnol et plus authentique.

 Dukal Ces jours-ci se célèbrent à Pampelune une autre sanglante édition du festival national du film gore. Sur le tapis rouge, teinté de sang animal, défilerons les matadors avec les cojones les plus imposantes de tout le pays. Olé…

Comme festival de film gore, les San Fermines sont sans comparaison. On y meure pour de vrai, les blessés se comptent par dizaines, et on n’y utilise pas de ketchup : se sont des litres et des litres de sang qui sont déversés de manière gratuite, toujours accueillis par les applaudissements d’un publique totalement acquis à l’art de la violence. Un grand festival, néanmoins entaché par le fait de n’avoir jamais projeté ce qui fut le meilleur film dans l’histoire du cinéma gore : . Ce premier film de , le réalisateur méga-récompensé du contient des scènes aussi désagréables que brillantes telles que celle-ci :

« Braindead » (1992) Peter Jackson « Seigneur des anneaux » (2001)

Manolete, du beau travail…

San Fermines aurait pu être un festival très approprié pour la sortie du dernier film sur le mythe du torero, mais ce ne fut finalement pas possible. Le film « Manolete », supposé être un grand succès de l’année 2007, semble embourbé dans la ruine et sa sortie dans les salles européennes est remise en cause. De toute façon, le film pénètre trop dans la sphère personnelle du héros, et j’ai cru comprendre qu’il ne contenait pas beaucoup de scènes violentes. Le succès ne sera donc pas au rendez-vous. Dommage car la distribution était très bonne. , natif de New York (terre avec sa tradition de matadors…), n’a connu aucun problème pour se glisser dans la peau du défunt opérateur d’abattoir grâce notamment à sa petite amie espagnole, elle aussi actrice (hum…) . Il lui fut surement prodigué le meilleur enseignement de la corrida (en espagnol, « corrida » c’est aussi synonyme d’éjaculation »). Vous m’excuserez le jeu de mot facile, c’était plus fort que moi.

Cati Kaoe Adrien Brody Elsa Pataki

Bien sur, la joueuse de castagnettes qui ne pouvait manquer à cette production ratée n’est autre que , porte drapeau national des belles poitrines et des beaufs espagnols. La madrilène interprète Lupe Sino, une aspirante pour devenir actrice (tient, comme Pénélope) dont Manolete tomba amoureux peu avant de mourir encorné par un taureau de Miura.

Penélope Cruz

Au final, nous ne savons toujours pas si le film sortira. S’il vous prend l’envie de rire un coup, vous trouverez ci-dessous à Manolete en s’exprimant en anglais. Ça au moins c’est du beau travail

Traduction : Tomas Gades