S&P distribue ses mauvaises notes

Article publié le 17 décembre 2010
Article publié le 17 décembre 2010
Par Alice Préat La Présidence belge de l’Union européenne se termine sur un bilan positif. Néanmoins, la fête risque d’être ternie par les mauvaises notes que la Belgique récolte de la part de l’agence de notation financière Standard & Poor’s. Surtout lorsqu’on ne parle en grande partie que de stabilité financière au sommet européen.

Les notations financières ou notations de la dette expriment l’appréciation du risque de solvabilité financière (d’un État, mais aussi d’une entreprise ou d’une opération) et les perspectives de remboursement envers les créanciers. Il s’agit donc d’un outil essentiel pour les investisseurs qui possèdent grâce à cette note une idée du risque qu’ils prennent lors d’un investissement.

Mardi, l’agence internationale avait revu à la baisse la perspective associée à la note de la Belgique. Cette perspective signifie que, si l’agence modifie la note dans le futur, ce sera à la baisse. Ce changement n’interviendra pas immédiatement ; « si la Belgique échoue à former un gouvernement, un abaissement de rating pourrait se produire, d'ici six mois » précise S&P dans son communiqué de presse. Un ultimatum pour la Belgique ? Pas seulement. Le lendemain, la Région flamande subit le même verdict et aujourd’hui, c’est au tour de la SNCB et Infrabel.

Les agences de notations n’épargnent pas l’Europe : la veille du sommet européen, une autre agence de notation, Moody’s, annonce qu’elle compte examiner la note espagnole. Perçue comme une menace par les analystes, cette déclaration a mis brièvement un terme à la tendance haussière des actions européennes, qui avait duré pendant sept séances et a repris aujourd’hui. Peut être est-ce grâce à une bonne nouvelle annoncée mercredi lorsque le Parlement irlandais avait adopté le plan de sauvetage. Une dernière décision positive pour rassurer les marchés : le Conseil a trouvé un accord sur le texte pour la mise en place d’un mécanisme de stabilité financière. Il ne manque plus qu’un gouvernement à la Belgique !