Roland Ries : « Faisons respecter les traités ! »

Article publié le 24 septembre 2008
Article publié le 24 septembre 2008
Strasbourg, le 22 septembre 2008 Suite à une déclaration écrite soumise par le camp anti-Strasbourg au Parlement européen qui vise à supprimer le siège du Parlement européen à Strasbourg, la Ville, par l’intermédiaire de M. Roland Ries, n’a pas tardé à contre-attaquer. Un siège unique? Soit, mais à Strasbourg !

Roland RIES a rappelé la déclaration du Premier ministre François FILLON en mai 2008, selon laquelle « si on ne veut pas déplacer autant de personnes, c’est très simple, il suffit de faire siéger le Parlement européen à Strasbourg de manière définitive ».

Le Conseil municipal de Strasbourg a ainsi adopté lundi 22 septembre 2008 à l’unanimité une motion « demandant instamment que les traités internationaux faisant de notre ville le siège officiel du Parlement européen, soient respectés » et « que l’ensemble des travaux du Parlement se déroulent à Strasbourg ».

Roland RIES a également estimé que si le siège du Parlement européen devait être remis en cause, c’est l’ensemble des sièges des institutions européennes qui devrait être réexaminé. Il s’est ainsi déclaré pleinement en accord avec le député européen Jean-Marie BEAUPUY, selon lequel « la vraie question à poser est celle du fonctionnement de l’ensemble des institutions européennes. » (Dernières Nouvelles d’Alsace du 23/09/2008) Le maire de Strasbourg a ainsi jugé que, « à l’heure des technologies de la communication, toutes les institutions supranationales n’ont pas à être situées dans la même ville. L’Afrique du Sud le démontre au quotidien, où le Parlement est à deux heures de vol du siège du gouvernement. »

Notant que les députés signataires de la déclaration reconnaissaient à la Ville de Strasbourg « d’importants efforts pour accueillir les institutions européennes », Roland RIES a indiqué qu’à ses yeux, « aucune compensation ne pourrait jamais venir atténuer l’impact d’un hypothétique départ du Parlement européen. Au-delà du seul impact économique, seule Strasbourg constitue dans l’imaginaire populaire le symbole de la démocratie et de l’unité européenne. »

« C’est à Strasbourg que se rencontrent la grande Europe du Conseil de l’Europe et celle de l’Union européenne. C’est à Strasbourg que bat le cœur de la démocratie parlementaire du continent et que sont garantis la démocratie et les droits de l’Homme. »

(Photo: flickr/PizzaDeBarr)