Revue de presse européenne : ce que nos voisins pensent du Conseil européen

Article publié le 17 décembre 2010
Article publié le 17 décembre 2010
Par Maude Brulard Raisons culturelles ou simplement en fonction de l'actualité nationale, les délégations nationales, les chefs d’Etats et même la presse n'interprètent pas toujours les événements de la même manière. Petit tour européen de la couverture médiatique de ce Conseil de décembre. En Belgique la couverture médiatique du conseil est assez large.
Dans tous les grands journaux on retrouve des articles sur différents aspect de la réunion des chefs d’Etats. Dans sa version papier, le journal Le Soir titre “Sinueux sauvetage de la Zone Euro” et pronostique les défis qui attendent les nouveaux mécanismes financiers. Au sujet de la revision du Traité de Lisbonne, le journaliste annonce même qu’“un schisme menace”...

Dans la Libre Belgique, un édito titré “Les 27 petits cochons” compare allègrement les 27 chefs d’Etats et de gouvernements aux trois petits cochons, et à leur tentative successive de réussir à bâtir quelque chose qui tienne la route. En encadré, un autre article explore l’avenir de l’Euro. La monnaie unique ne séduit plus et de nombreux pays qui ont récemment adhéré se posent véritablement la question de l’adoption de l’Euro.

Outre-Manche, David Cameron clame sa victoire dans la bataille des négociations sur le budget, rapporte The independant. Quand aux journaux espagnols, ils estiment que la réforme “light” adoptée par le Conseil est une bonne mesure, tout en prévoyant également de nombreux obstacles.

Enfin, sur les sites européens spécialisés, on s’étend davantage sur l’analyse du conseil, des résultats des discussions. Sans surprise, le point de vue diffère de la position de David Cameron...

Lors de la conférence de presse finale, José Manuel Barroso a félicité Herman Van Rompuy pour son travail remarquable. Le site Myeurop.info fait entendre un autre son de cloche: le président du Conseil européen n’est qu’une marionette entre les mains allemandes et françaises.