Retour sur les sanctions de l'UE contre Kadhafi

Article publié le 11 mars 2011
Article publié le 11 mars 2011
Par Alice Préat La Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, a déclaré que les sanctions étaient robustes, et que l’Union les analyse et les évalue continuellement. La décision a été prise jeudi par les 27 États membres, après avoir allongé une fois de plus la liste des sanctions.

Cette liste, forte de 26 personnes dans l’entourage du Colonel Mouammar Kadhafi, avait été établie le 28 février. Le conseil de l’Union européenne avait alors interdit toute vente d’armes au régime libyen, toute tractation avec la Libye concernant du matériel qui pourrait servir à la répression ainsi que la délivrance de visas européens au Colonel et son entourage. Enfin, la dernière sanction imposée fin février, était le gel de tous les avoirs de Mouammar Kadhafi en Europe.

Jeudi, cinq entités financières ont été ajoutées à cette liste ainsi qu’un homme d’affaires libyen, Mustafa Zarti. Ce dernier est, entre autre, l’ex-PDG d’un fond souverain particulièrement visé par l’Union européenne, la LIA (Libyan investment Authority). Les restrictions envers la LIA signifieraient le gel de tous leurs investissements dans tous les pays membres de l’Union européenne. Parmi ces investissements, on retrouve entre autre des parts dans le club de football italien Juventus, Pearson Plc – propriétaire du Financial Times - et Fiat.

Ces nouvelles sanctions ont été publiées au journal officiel de l’Union européenne ce matin, et sont donc entrées en vigueur. Le porte-parole de Catherine Ashton avait déjà déclaré que d’autres sanctions seraient « prématurées » et qu’il fallait « s’assurer que les sociétés européennes ne soient pas pénalisées suite à quelque chose qui n’est pas de leur faute ». Les sanctions actuelles seront analysées et évaluées lors du sommet se déroulant actuellement à Bruxelles.