Régulation du secteur bancaire suisse: un mal pour un bien

Article publié le 26 septembre 2015
Article publié le 26 septembre 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Depuis la crise financière de 2008, les banques sont confrontées à une régulation internationale de plus en plus restrictive. A cela s’ajoute pour les banques privées suisses la pression accrue dans la lutte contre la fraude fiscale, avec l’instauration des normes de l’OCDE.

Ces changements réglementaires sont contraignants, les établissements doivent s’adapter à la nouvelle régulation, mais les faits ont montré que le secteur bancaire suisse a plutôt bien su faire face jusqu’à présent et qu'il peut entrevoir de bonnes perspectives pour l’avenir.

Avec la fin progressive du secret bancaire en Suisse et la mise en place d’accords fiscaux avec les autorités européennes et américaines, la tendance est à la baisse du nombre de clients pour les établissements helvétiques. D’après les analystes, il s’agit néanmoins majoritairement de clients dotés de portefeuilles d’actifs relativement petits.

Or, dans le même temps, la place financière suisse attire un nombre croissant de clients très fortunés en provenance des pays émergents d’Asie du Sud-Est, avec la Chine en tête, d’Amérique latine, ou encore du Moyen-Orient.

L’attrait de la Suisse pour les investisseurs de ces régions tient du savoir-faire et de l’expertise des banques privées, dans la longue tradition de la gestion de fortune et de patrimoine en Suisse.

Mais le regain de confiance pour les établissements helvétiques s’explique également par le gain en stabilité et l’amélioration de la réputation de la Suisse qui est une conséquence positive de la mise en place d’une régulation harmonisée et assainie.

Le secteur peut ainsi se montrer optimiste quant aux perspectives de croissance. Les banques privées suisses suscitent en tous cas toujours autant d’intérêt à l’international. Et quand l’opportunité de s’implanter sur la place financière helvétique se présente, les candidats sont nombreux, comme l’illustre en ce moment la compétition pour le rachat de la Banque Pasche.