Réconcilions-nous!

Article publié le 30 septembre 2016
Article publié le 30 septembre 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Cela a été pour moi une opportunité d'assister à des débats houleux, à des arguments, et des contre-arguments, et surtout à un cours d'histoire, sur des choses bien connues, et d'autres beaucoup moins; un nationalisme optimiste, mêlé de globalisme désordonné. Voila mon témoignage!

Article d'Aleksandra Savevska

Revu par Austin Fast and Stefan Alievikj

Ce mois de septembre, j'ai eu la chance de devenir Jeune Ambassadrice de la Réconciliation. C'est m'arrivé après que avoir terminé avec succès le séminaire des Jeunes Ambassadeurs de la Réconciliation, qui s'est tenu à Belgrade avec 25 autres étudiants, et jeunes activités venus de Serbie, de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo et de Macédoine. Cela a été pour moi une opportunité d'assister à des débats houleux, à des arguments, et des contre-arguments, et surtout à un cours d'histoire, sur des choses bien connues, et d'autres beaucoup moins; un nationalisme optimiste, mêlé de globalisme désordonné. 

En premier lieu, laissez moi vous parler du saut dans le passé que j'ai vécu pendant ce séminaire. Avez-vous déja eu cette impression, pendant que vous écoutez une histoire, que tout à coup, l'histoire devient si réelle et qu'on se trouve à l'intérieur, avec les frissons et la chair de poule? Et bien, quand on fait un saut dans le passé, c'est ce qui se passe. Et c'est arrivé là aussi! Pendant le séminaire, l'ex-Yougoslavie est redevenue ce qu'elle était autrefois. Nos traumatismes collectifs ont été nourris complètement par les prémisses historiques du passé. Ma foi, je pouvais facilement voir que la main des traumatismes passés avait effleuré chacun de nous, directement ou indirectement.

On m'a enseigné que la rage, la culpabilité, la peur et la honte passent souvent d'une génération à l'autre, et j'ai pu le ressentir. Cela s'est matérialisé sans trop d'efforts dans l'histoire d'une fille serbe au Kosovo, qui a dû quitter son village, dans l'histoire du garçon bosniaque qui a vu son pays se réduire à des enclaves et des cimetières immenses, dans l'histoire du garçon musulman du Kosovo qui a dû combattre les paramilitaires qui ravageaient son village, et l'histoire se poursuit à l'infini. A certains moments, je me suis demandé s'il y avait une fin. Y aura-t-il un moment pour nous, peuple des Balkans, où nous arrêterons de vivre dans le passé, et commencerons à créer le futur, notre futur ensemble? Ou le moment n'est-il pas encore venu? La réponse viendra bientôt.

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