Rassemblement contre les violations des droits de l’Homme en Iran

Article publié le 27 octobre 2016
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Article publié le 27 octobre 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

A l’appel du Comité de soutien aux droits de l’Homme en Iran un rassemblement a été organisé près du Quai d’Orsay et de l’Assemblée nationale sur la place des Invalides contre la poursuite des exécutions en Iran et pour réclamer justice pour les victimes de massacres dans les prisons iraniennes.  

Ce rassemblement auquel participent des familles des victimes des exécutions en Iran et d’anciens prisonniers politiques iraniens s’est déroulée dans l’après-midi de mercredi.

Des personnalités ainsi que des députés ont encouragés les manifestant qui rendaient également hommage aux victimes de la dernière attaque meurtrière contre le camp Liberty octobre 2015 entrainant la mort de 24 membre des Moudjahidines du peuple d’Iran dont l’un des hautes responsables de l’OMPI, Hossein Abrichamtchi, frère du président de la commission de la paix du CNRI Mehdi Abrichamtchi.

Le député Socialiste Pascal Terrasse a souligné « qu’il faut des enquêtes internationales soient ouverte sur les massacres des prisonniers politiques en Iran depuis 1988 et même avant. » s’adressant aux manifestant il a ajouté : « nous avons besoin des gens comme vous qui se battent ; non pas pour une simple cause dans votre pays mais pour la cause de la justice qui redonne à chaque citoyen sa dignité. »

Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre d’Algérie et président du comité arabo-musulman en défense d’Achraf « sur une simple fatwa de Khomeiny, 33000 prisonniers politique de la Résistance iranienne, de l’OMPI ont été exécutés. On n’a pas le droit de laisser un crime contre l’humanité caractérisé tomber dans les oubliettes. » il a qualifié le régime des mollahs du « régime le plus cruel qui puisse exister dans l’époque contemporaine et qui continue à exécuter » Il a également exprimé son assurance que les responsables de ces massacres seront jugés.

Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme (NDH) a eu une pensée pour les martyrs de la Résistance iranienne au camp Liberty en Irak mais aussi victimes du massacre de 1988 dans les prisons iraniennes. Il a rappelé que la justice est lente et a souhaité de l’espoir et du courage pour faire juger les responsables des crimes.

Dans son dernier rapport à l’ONU qu’il présente jeudi à la troisième commission de l’Assemblé général de l’ONU, le rapporteur spécial de l’ONU pour l’Iran, Dr. Ahmed Shaheed, estime qu’entre « 966 et 1054 ont eu lieu en 2015, un nombre jamais atteint en plus de 20 ans. » Ce rapport précise : « Au moins 73 délinquants juvéniles auraient été exécutés entre 2005 et 2015, et on estime à 160 le nombre de ceux qui, au mois de janvier 2016 attendraient de subir le même sort. ». Le rapporteur de l’ONU exprime sa vive inquiétude que « la République islamique d’Iran maintient la peine de mort pour les garçons âgés d’au moins 15 ans et des filles âgées d’au moins neuf ans ».