Rajoy : « Contre la crise je propose plus d’austérité et soutien aux employeurs »

Article publié le 2 mai 2009
Article publié le 2 mai 2009
La participation de Mariano Rajoy, chef de l’opposition espagnole au gouvernement socialiste de Rodríguez Zapatero, pendant le congrès des populaires européens a été plutôt discrète mais claire.
Il a à peine ouvert la bouche deux minutes pour critiquer la politique migratoire du président espagnol tandis que les autres leaders conservateurs européens ont disposé de 15 minutes pour présenter leur CV conservateur en vue des élections européennes.

Pendant son passage à Varsovie pour le congrès du Parti Populaire Européen, le leader de la droite espagnole s’est montré convaincu que « ce seront les PME et les auto-entrepreneurs ceux qui sortiront l’Europe de la crise ».

Par contre, pendant un petit-déjeuner partagé avec des premiers ministres et le Président de la Commission européenne, Rajoy a dressé sous perspective nationale les lignes maîtresses que le PP espagnol veut défendre en Europe. Après avoir rappelé aux assistants que le taux de chômage en Espagne atteint déjà 17% avec 4 millions sur les listes, pendant que le déficit public se creusera jusqu’au 8% du PIB à la fin de 2009, il a fait un pari ferme pour récupérer l’Agenda de Lisbonne qui veut faire de l’Europe l’économie basée sur le savoir et les technologies la plus puissante du monde, ainsi que le Pacte de Stabilité. Il s’agit des deux programmes qui ont le plus échoué sous le mandat du Président actuel de la Commission, le conservateur portugais Durão Barroso. Rajoy a critiqué la politique de la gauche et son « excès du Public », en même temps qu’il réclamait des mesures de cohésion sociale « pour défendre le modèle social européen », tout en soulignant que « la politique sociale est un des traits d’identité du Parti Populaire Européen ». En clé européenne, Rajoy a renoué avec la conviction chez le PP du besoin de mettre en marche le Traite de Lisbonne et de donner une impulsion définitive au marché commun de l’énergie et l’interconnexion électrique européenne. En clé nationale, il s’est montré « préoccupé pour la révision des aides directes aux agriculteurs et la possible renationalisation de la Politique Agricole Commune », contre lesquelles il s’est manifesté en désaccord. (Photos : Nabeelah Shabbir)