que cache  Le plus du Nouveau erasmus

Article publié le 14 novembre 2013
Article publié le 14 novembre 2013

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Aujourd'hui la mobilité des étudiants est très importante, en particulier en Europe. Erasmus, Leonardo, Erasmus placement … différents projets permettent aux étudiants d'aller étudier à l'étranger. Mais dans les prochaines années, il y en aura seulement un : le projet Erasmus+.

Aujourd'hui la mobilité des étudiants est très importante, en particulier en Europe. Erasmus, Leonardo, Erasmus placement … différents projets permettent aux étudiants d'aller étudier à l'étranger. Mais dans les prochaines années, il y en aura seulement un : le projet Erasmus+.

La validité de ce projet est démontrée aussi par l'adhésion de nouvelles universités, comme par exemple l'Universidad Internacional Valenciana (VIU). Dans un article du quotidien espagnol El Mundo, les objectifs d’une éducation linguistique et culturelle dans d’autres pays européens sont clairement expliqués :

«Este programa Erasmus Estudios 2013-14 tiene por objetivo permitir a que los estudiantes se beneficien educativa, lingüística y culturalmente de la experiencia del aprendizaje en otros países europeos.»

L'Erasmus+ ne sera pas seulement destiné aux étudiants. Il visera également à lutter contre le chômage des jeunes, comme l’explique le quotidien italien Il Tirreno:

«Il programma per la formazione all'estero degli studenti europei è, secondo quanto spiegato dalla Commissione il progetto europeo di maggior successo, quello più apprezzato e dunque si punta in alto: a raddoppiarne la potenza e ad usarlo anche come strumento di lotta alla disoccupazione giovanile, non come “parcheggio”; ma come occasione di alta formazione per preparare i lavoratori del futuro.»

Les Anglais encore loin du continent

Pourtant, différents problèmes persistent pour réaliser ce projet. Au Royaume-Uni, le quotidien travailliste The Guardian souligne le manque de préparation linguistique et culturelle des britanniques à la Commission européenne, en charge de décider du sort de l'Erasmus+. Parler deux langues étrangères en plus de sa langue maternelle limite l’accès des candidats anglo-saxons.

«The UK is also losing influence within the European Commission itself because of poor language skills. The reason for these low staff numbers is that to apply for a job in the Commission, applicants must have knowledge of two foreign languages in addition to their mother tongue.»

Le gouvernement espagnol coupe son budget à l'improviste

Se pose également la question du financement du projet qui a récemment mobilisé les étudiants espagnols.

Une fois l’année universitaire commencée, le gouvernement a changé les critères d’attribution de bourses. El Mundo précise que cette aide à la mobilité concernera les étudiants boursiers:

«el nuevo requisito para poder beneficiarse de la aportación complementaria del Gobierno en el curso 2013-2014 es contar con una beca general el curso pasado».

Une copie que le gouvernement espagnol a dû revoir face à la mobilisation des étudiants espagnols dans toute l’Europe. A terme, cette situation risque de défavoriser les étudiants non boursiers ayant peu de ressources.

En France également, le nombre de bourses à disposition des étudiants, est limité. Une solution pécuniaire est proposée dans Le Monde:

«La création de prêts qui seront accordés sans caution parentale, à des taux inférieurs à ceux du marché, et remboursables après le retour au pays et un délai de carence d'un ou deux ans.»

S’en est devenu un marronnier. Chaque année, le sort du projet Erasmus semble menacé. Il faudra patienter pour la mise en place de l’Erasmus +, qui, face aux finances à sec de l’Europe, semble n’avoir de « plus » que le nom.