Quand nos données personnelles deviennent publiques

Article publié le 20 mars 2012
Article publié le 20 mars 2012
Par Alfonso de Cea Une video-conference a été mis à disposition, simultanément à Washington et à Bruxelles, le 19 Mars pour la conférence “privacy and protection of personal data”, afin d’approfondir le dialogue transatlantique USA-UE. Organisée par la Commission Européenne, cette conférence représente l’occasion de promouvoir les droits des individus, de la protection des données personnelles.

« En ligne, vous révélez plus que vous pensez. Prenez le contrôle de vos données personnelles »: c’est le message de la Commission Européenne pour établir un cadre de protection de données européen pour le 21ème siècle, en modifiant l’ancienne Directive de Protection de données de 1995. Les propositions de la Commission actualisent et modernisent les principes de cette directive pour garantir les droits de privatisation dans l'avenir.

Le droit à être oublié

Parmi les clés de cette réforme (l’un des sujets principaux durant la conférence), il existe le "droit à être oublié" pour aider les gens à mieux contrôler les risques de protection de données en ligne. Ed Markey, congressiste: " Pour les enfants, Internet ressemble à l'oxygène en ligne et à une partie essentielle de leurs vies. Le "droit à être oublié", c'est pour eux le droit de développer et faire des erreurs avant l'âge adulte ". Alors, comment les génies de l’Internet peuvent-ils créer des apps ‘cools’ et au même moment dire que c’est trop compliqué pour protéger les enfants ?

Le droit de la portabilité

Le respect pour la privatisation et la protection de données personnelles reste crucial pour le développement et la durabilité de n'importe quelle société démocratique. L'accès des personnes à leurs propres données doit être encore plus facile qu’aujourd’hui; c'est le droit de la portabilité. Le nom de Max Schrems est lié à cette question. 22 plaintes après et grâce à la procédure judiciaire irlandaise, l’étudiant autrichien a obtenu de Facebook des engagements sur la vie privée... Et quoi dire sur la diversité des règles de protection de données à travers l'UE ? 27 directives sont-elles réellement nécessaires pour chaque pays membre ?

À la fin de cette rencontre, Françoise Le Bail, Directrice générale de la DG Justice était rassurée de savoir que la discussion a dévoilé une certaine inquiétude des citoyens au sein de l’UE et aux États Unis. Aujourd'hui, on peut se poser la question: comment répondre aux besoins des citoyens européens ?

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