Quand la Slovaquie devient votre deuxième maison

Article publié le 3 novembre 2014
Article publié le 3 novembre 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Avec son grand sourire, Agele Moses Taban est un jeune homme amusant et avenant qui vient de Djouba, la « double-capitale » du Sud-Soudan et de l'Etat Equatoria-Central. Âgé de 26 ans, il vit actuellement à Bratislava en Slovaquie où il étudie le Business Management à l'Université Comenius.

Author: Zuzana Babikova Edited by: Ana Alibegova / Stefan Alijevikj Traduit par G

Avec son grand sourire, Agele Moses Taban est un jeune homme amusant et avenant qui vient de Djouba, la « double-capitale » du Sud-Soudan et de l'Etat Equatoria-Central. Âgé de 26 ans, il vit actuellement à Bratislava en Slovaquie où il étudie le Business Management à l'Université Comenius. Voulant en apprendre d'avantage sur les mouvements étudiants et avec le temps devenir lui-aussi un « change-maker », Moses a rejoint l'équipe de Mladiinfo Slovensko. 

En essayant d'éviter les discussions habituelles à propos des nombreux conflits qui se déroulent sur son continent, nous avons voulu parler avec Moses des choses qui « lient » deux cultures, à première vue, très différentes : la culture slovaque et celle du Sud-Soudan, mais également la situation des jeunes dans les deux pays. 

Mladiinfo SlovakiaMoses, tu as déjà dû répondre à de nombreuses reprises à cette question, mais pourquoi as-tu choisi d'étudier en Slovaquie ? 

Moses: C'est en effet la question que l'on me pose le plus fréquemment. Pourquoi pas la Slovaquie ? Cela semble improbable mais c'est la Slovaquie qui m'a choisi. Jusqu'en 2011, je connaissais très peu de choses à propos de ce petit pays d'Europe centrale. C'est seulement début 2012 quand j'ai dû choisir mes options que la Slovaquie est apparue en premier lieu dans ma liste de choix, devant le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Norvège et la Suède. C'est peut-être grâce au faible coût de la vie, au système éducatif, au style de vie qui est abordable mais aussi grâce aux magnifiques paysages qu'offre la Slovaquie, comme les Montagnes Tatra. J'aime la nature et la Slovaquie m'a semblé être un pays dans lequel je pourrais justement profiter de la nature. Être au coeur de l'Europe m'importait également, et je savais que choisir la Slovaquie sous-entendait avoir accès rapidement à d'autres parties de l'Europe. De là mon rêve de visiter au moins 150 pays dans le monde serait plus réalisable. 

Mladiinfo Slovakia: Essayes de te souvenir de tes premières impressions en arrivant en Slovaquie. Qu'est-ce qui te viens à l'esprit ?

Moses: La première chose qui me vient à l'esprit, c'est la météo. Mon voyage du Caire en Egypte (pays très chaud) jusqu'à Vienne, puis d'Autriche jusqu'à Bratislava (pays froids) en bus ne m'a pris que quatre heures. Il y a eu un soudain et brusque changement d'un point de vue météorologique. Des témpératures comme 12°C-15°C m'ont vraiment effrayé - dans ma ville elles étaient plus proches de 25-42C. C'était quelque chose d'entièrement nouveau pour moi. Et ce qui rend l'expérience encore plus intéressante, c'est que je ne connaissais pas l'expression « habilles-toi chaudement » quand un ami me l'a conseillé. Je n'avais quasiment que des tee-shirts légers en arrivant. J'ai dû changer ma garde-robe dès le premier jour en Slovaquie. Un autre souvenir concerne le langage. Jusqu'à ce que j'arrive en Slovaquie, je pensais que je ne rencontrerais pas de difficultés pour communiquer en parlant anglais. Mais ce fut le choc de ma vie lorsque je découvris la langue slovaque. Vu le peu que j'en connaissais, je n'ai mangé que du riz et du poulet pendant environ trois moins puisque c'était les seules choses que je comprenais sur les menus slovaques. Je ne voulais pas perdre beaucoup de temps à essayer de comprendre les différents menus alors que j'avais faim.

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