Premier Europe on the Ground pour La Parisienne !

Article publié le 17 décembre 2007
Publié par la communauté
Article publié le 17 décembre 2007
Dans la série des Europe on the Ground (EOTG), je demande Paris ! 5 décembre 2007. Il pleut à Paris. Mais qu’importe. Ce n’est pas un peu d’eau qui va arrêter nos journalistes babéliens en provenance de toute l’Europe. Un beau melting-pot. Une Polonaise, une estonienne, une italienne et un portugais sont lâchés dans les rues de Paname, à la merci de « ces mangeurs de grenouilles ».

Kadri, Elisa, Natalia, Jorge. Derrière ces quatre noms un visage, celui de Cafébabel.

Le magazine internet s’humanise à travers les projets EOTG. Plus qu’une simple série d’enquêtes destinées à alimenter la réflexion sur un sujet de société et les colonnes de Cafebabel.com, EOTG c’est avant tout l’occasion d’un échange culturel entre ceux qui ne se côtoient habituellement que via leurs écrans d’ordinateur ou lors de l’Assemblée générale de l’association.

Après 72 heures de réunions, 154 cafés et demis bus au Martini Café, 1457 emails (dont les trois quarts de la part de Ruth et Jean-Séb), tout ce petit monde s’est retrouvé à Paris pour travailler. Et boire des coups !

Mais qui étaient ces jeunes européens venu d’ailleurs ?

Elisa, jeune stagiaire italienne à Babel international. Elle n’a pas subi de plein fouet le changement d’environnement puisqu’après plus d’un an passé dans la folie parisienne, elle a eu le temps de s’immuniser ! C’est donc relativement « à l’aise » qu’elle a abordé les buralistes parisiens et les propriétaires de salons-narguilés dans le cadre de son enquête sur l’entrée en application de la loi anti tabac dans l’ensemble des lieux publics (bars-restaurants-brasseries). Originaire de Turin, elle connaît bien la question puisque l’Italie a été l’un des premier pays à faire entrer en vigueur la loi anti tabac (janvier 2005), et de façon assez drastique.

Pour sa part, Natalia, notre éditrice polonaise, a investi les rues du Marais pour y conduire une étude unique sur la cohabitation entre les communautés juive et homosexuelle, toutes deux établies dans ce quartier. Natalia a voulu savoir quel regard ces deux visages du Marais portent l’un sur l’autre. Et quelles sont leurs relations dans la vie de tous les jours ?

Kadri, la babélienne venue du froid. Emmitouflée dans son épais manteau gris et blanc surmonté d’une lourde écharpe assortie à ses mitaines, elle a sondé les acteurs en prise avec l’épineuse question du logement à Paris et la crise qui l’entoure. En Estonie, où la vie s’organise essentiellement autour de la distinction entre habitants d’origine russe et « vrais estoniens », la problématique du logement ne revêt pas la même intensité qu’en France. Son emploi du temps fut des plus chargés…

Last but not least, Jorge, le « témoin numérique » de cette édition. Il a mené un reportage photo incarnant le l’autre Paris, le Paris non romantique, celui des SDF, des déshérités. Tout au long de ces trois jours, George et son appareil se sont fait les témoins de cette aporie parisienne : au milieu des décorations de Noël et de la frénésie acheteuse qui envahit les rue de Paris en cette période, les sans abris et leurs « maisons » de fortune.

Les résultats de ces enquêtes ainsi que la galerie photos de Jorge vous seront prochainement dévoilé sur cafébabel.com. Alors, un peu de patience …

Sophie Helbert & Jean-Sébastien Lefebvre

This project has been funded with support from the European Commission.