Politique énergétique, économie et révoltes en Afrique au menu du Conseil européen

Article publié le 3 février 2011
Article publié le 3 février 2011
Par Maxence Peniguet Annoncé comme "Sommet européen sur l'énergie et l'innovation", le Conseil européen de demain (vendredi 4 février) voit, ces derniers jours, son agenda se bouleverser. Sous la pression du couple franco-allemand, les 27 chefs d'États et de gouvernements de l'Union européenne vont en effet discuter d'un possible "grand pas en avant" en matière de coopération économique.
Aussi, les évènements récents en Afrique du Nord devront être abordés.

Même si les marchés ne font plus pression et que le sauvetage de la Grèce et de l'Irlande n'est plus vraiment d'actualité, la sortie de crise de la zone euro sera abordée demain. C'est la Chancelière allemande, Angela Merkel, toujours soutenue par la présidence française, qui fera des propositions. En effet Paris et Berlin veulent faire un grand pas en avant. Ce pas se traduirait par la mise en place d'une réunion annuelle de coordination des chefs d'États et de gouvernements de la zone euro, le rajout dans les Constitutions nationales de règles contraignantes, comme la France, selon François Fillon, s'apprête à faire. L'harmonisation fiscale et de l'age du départ à la retraite, devraient être aussi de la partie.

Dans un tout autre domaine, cette fois annoncé officiellement par le Conseil européen, à savoir l'énergie et l'innovation, il sera question du marché intérieur énergétique, de l'efficacité des réseaux de distributions, et de l'investissement de l'UE en matières d'énergies renouvelables. Une information EurActiv.com fait déjà part d'un certain renoncement sur le sujet. L'UE devrait en effet se mettre d'accord pour réviser la politique d'éfficacité en 2013 à la place de 2012, et cela malgré l'échec déjà annoncé par la Commission européenne de réduire de 20% la consommation d'énergie sur le continent d'ici 2020.

Pour finir, l'innovation sera rapidement abordée au travers de la création de possibles synergies européennes, et le Conseil européen devrait adopter une position commune sur les récents évènements en Tunisie et en Égypte.

Photo Flickr/baerchen57