Pierre Soulages : l’outrenoir

Article publié le 18 octobre 2010
Article publié le 18 octobre 2010
par Hélène Coineau Né en 1919 à Rodez, Pierre Soulages est l’un des plus grands peintres français vivants du XXe siècle. Le Martin Gropius Bau lui consacre à partir du 2 octobre une grande rétrospective, celle-là même qui connut un énorme succès parisien au Centre Pompidou il y a tout juste un an.
Une cérémonie anniversaire, en forme d’hommage pour les 90 ans du maître du noir, pour lequel sa ville natale prévoit en 2012 l’inauguration d’un musée personnel. On compte jusqu’à 150 toiles de Soulages dans les musées du monde entier, de New York à Londres, en passant par Paris bien-sûr, et Hannovre ou Berlin, capitale avec laquelle le maître a une relation toute particulière. En 1948, au sortir de la guerre et à une époque marquée par la couleur et la semi-figuration en peinture, il y expose sous le titre « Französische abstrakte Malerei » aux côtés d’artistes renommés tels que Kupka, Doméla ou Herbin. Sa peinture dévoile déjà une abstraction sans concession, ancrée de noir et profondément amoureuse de lumière et de reflets. Le grand public le découvre lors de ses multiples participations à la documenta de Kassel. Il fréquente les plus grands artistes de son temps (Sonia Delaunay, Picabia, Motherwell, Rothko...) et développe le concept de « noir-lumière » ou « outrenoir ». Loin d’être de simples monochromes, ses toiles vêtues de noir sont un langage de lumière et de profondeur. Elles attirent le spectateur dans l’oeuvre en évitant de bloquer son regard à la surface de la peinture et travaillent la matière comme une forme vibrante.

Martin Gropius Bau

Du 2 oct au 17 jan 2011

Mer-lun * 10-20h

8-10€

Article publié dans d'octobre

Berlin Poche