"Papandreou, please don't save us anymore"

Article publié le 23 octobre 2011
Article publié le 23 octobre 2011
Par Maxence Peniguet Alors que le Conseil européen discute encore une fois des solutions à apporter à la crise de la dette grecque (et de toute la zone euro), un groupe de personne résiste, encore et toujours, à l'envahisseur.
Cela se passe de l'autre côté du rond-point Schuman avec une dizaine de grecs et une cinquantaine d'indignés qui luttent contre les mesures d'austérité demandées par le Fonds monétaire international et l'Union européenne.

Ils sont installés de l'autre côté du rond-point Schuman, sous l'oeil vigilant d'un super-camion-qui-jette-de-l'eau de la police belge et quelques fonctionnaires du même ordre. Une soixantaine de personnes sont réunies contre les politiques d'austérité. Devant les barricades en barbelés décorées de fleurs et de dollars, les Grecs tiennent le pavé.

On est là pour demander la fin de la corruption dans notre pays. On dit souvent que ce sont tous les Grecs qui sont corrompus alors que non, ce sont les politiciens, les riches et leurs amis, racontent deux amies présentes depuis 9 heures ce matin. Nous, si on travaille, on paie nos taxes.LBAUM_EC-2-2.jpg Un pied de nez au cliché du peuple grec ne payant pas d’impôt.

Derrière eux, les indignés. Comme l'Union européenne, ils sont en réunion. Ils veulent aussi sauver l'euro, mais d'une autre manière. Comme l'UE, ils ont un service de traduction. Et comme l'UE, certains ne savent pas vraiment pourquoi ils sont là :On doit remettre les cahiers de doléances au Parlement européen... ou c'est au Conseil ?