Pablo, le traducteur du mois

Article publié le 4 février 2015
Article publié le 4 février 2015

Pablo Ángel Vega étudie d'arrache-pied à l'Université de Séville  afin de tout savoir du français dont il souhaite faire sa spécialité.  Cadavre exquis au pays des merles noirs, l'enquête de grande envergure du magazine, n'est qu'une de ses traductions parmi tant d'autres. Voici notre traducteur du mois !

CaféBabel : Peux-tu te décrire en trois mots ?

Pablo Ángel Vega : Un garçon simple.

CB : Que fais-tu dans la vie ?

J'ai déjà eu plusieurs vies : j'ai été footballeur puis gérant et serveur dans un bar à cocktails. Je suis maintenant inscrit dans une licence d'Études françaises à l'Université de Séville et j'ai récemment reçu une bourse pour passer le semestre prochain à Aix-en-Provence en France. Mon but est de devenir, dans un futur proche, traducteur professionnel de français et espagnol.

CB : Quel est ton plat préféré ?

Des gnocchis à la sauce napolitaine avec beaucoup de fromage.

CB : Quelle est ta nationalité préférée en Europe ? Pourquoi ?                                                 Cela va paraître peu original mais je dirais la Finlande, il ne faut pas oublier que leur système éducatif est le meilleur d'Europe. On ne peut qu'admirer un pays dont 71% des habitants obtiennent un diplôme universitaire. Pour moi, comme il n'y a pas beaucoup de ressources naturelles dans ce pays, les habitants apprécient mieux que n'importe quel autre pays l'importance de l'éducation dans la société. Là-bas, les professeurs sont respectés. L'éducation en Espagne laisse beaucoup à désirer selon moi, et pas seulement en ce qui concerne le niveau universitaire, il y a des choses à revoir dès le primaire. Les enfants n'aprennent pas tous à la même vitesse et ils n'ont surtout pas les mêmes préoccupations et les mêmes aptitudes. Mais je suis Espagnol et je tiens à mon peuple. Je ne souhaite que le meilleur pour l'Espagne et j'espère que les choses changeront un peu pour que je puisse être un peu plus fier de mon pays.

CB : Quand as-tu traduit pour la première fois pour cafébabel ?

Cela fait tout juste un an. J'ai commencé en janvier 2014 et ma première tâche a été la traduction d'un article sur l'économie verte en France. Aujourd'hui j'en suis à 25 traductions.

CB : Quel est le rêve le plus fou que tu aies eu ?

Vouloir devenir traducteur de grands écrivains français. Écrire de bons romans. Uh uh uh ...

CB : En un mot c'est quoi pour toi cafébabel ?

La culture.

CB : Si tu de­vais choi­sir une ru­brique, un ar­ticle, ou un au­teur de Ca­fé­ba­bel…

Pour la rubrique : culture, pour le cinéma, la musique et la littérature. Quant à l'auteur et à l'article, je vais dire le reportage dont j'ai traduit les 12 chapitres, Cadavre exquis au Pays des merles noirs de Prune Antoine.

CB : La chose la plus stupide que tu aies fait dans ta vie ?

Ne pas avoir lu plus de livre pendant mon enfance et mon adolescence.

CB : De toutes les villes que tu as visitées en Europe, laquelle est ta préférée et pourquoi ?

J'aime Séville et j'aimerais pouvoir faire ma vie là-bas. Mais si je devais citer une autre ville dans laquelle je me suis redu, je dirais Paris, pour tout ce qu'elle a été et est encore aujourd'hui, pour sa culture mais aussi sa beauté.

CB : Qu'est ce que l'Europe pour toi ?

Elle devrait être synonyme de diversité culturelle, d'opportunité et de liberté.