Oliver & Tom, wouaf-wouaf et la bise...

Article publié le 11 février 2008
Publié par la communauté
Article publié le 11 février 2008
Question du jour : de quoi parlons-nous, nous babéliens, pendant notre année Erasmus ou lorsque nous sommes à l'étranger, à la conquête de rencontres interculturelles... ? J'ai dressé, non sans une pointe d'ironie, une petite liste des sujets les plus récurrents !

1. Les dessins animés

Pour la série : «le Japon unit les européens». Holly et Benji ou, pour les français «Oliver et Tom» avec leur terrain de foot impérissable et infini, les jumeaux Derrick et leurs grandes dents, Mark Lenders avec son t-shirt aux manches retournées façon voyou. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens... !

2. Les cris des animaux

Ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais amusés à comparer les cris des animaux de votre patrie avec ceux des autres pays, ... je ne vous croirais pas ! Pour ne donner qu'un exemple, prenons le «wouaf, wouaf» des chiens français qui se transforme en «bau, bau» dans la péninsule italienne.

3. La manière de se dire bonjour

Vous êtes plutôt grande claque dans le dos ou bise ? La première attitude est d'origine allemande, tandis que les Français vont préférer se faire la bise. Mais attention, les codes sont complexes, autant la bise entre deux femmes ou entre deux personnes de sexes différents est monnaie courante, autant en France il est assez rare de voir deux hommes suivre cette tradition. Quant aux Italiens, ils préfèrent réserver la bise à ceux qu'ils connaissent déjà, hommes ou femmes qu'ils soient. Et là aussi, il faut être soucieux de la manière de faire : en Italie, on fait la bise d'abord à gauche, puis à droite... pas l'inverse ! A Genève ils en font trois... mais n'allons pas trop loin, ça devient très compliqué tout ça !

4. Et le repas alors ?

Les Espagnols s'attarderont à déjeuner seulement vers trois heures, tandis que les Milanais auront déjà fini depuis un moment. Les Napolitains mangeront sur le coup des deux heures... Et vous ?

5. Les systèmes politiques

Il se peut que tu sois Espagnol et que tu ais à expliquer les compliqués indépendantismes entremêlés de ton pays. Ou alors Français et on te questionne sur la "démonarchie" et les super-pouvoirs du président en place. Peut-être es-tu en Erasmus alors que la crise sévit dans ton pays. Expliquer la "partitocratie" et la position de Clemente Mastella, le ministre qui vient de faire tomber le gouvernement Prodi, n'a alors rien d'évident.

Toujours les mêmes sujets ? Oui, probablement. Mais peu de gens se refuseraient le plaisir de parler de Mark Lenders en buvant une bière ou de se faire cette bise historique... non ?