Nouvel article

Article publié le 14 décembre 2014
Publié par la communauté
Article publié le 14 décembre 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Vivendi se lance dans le numérique

Depuis cette été, le groupe multiplie les opérations dans le domaine du numérique. Alors que beaucoup lui avait prédit un avenir sombre, voilà qu’il semble s’être tiré de l’impasse dans laquelle il se trouvait : non seulement la dette est sur le point d’être effacé mais en plus l’entreprise est sur le point de devenir le premier producteur mondial de contenu culturel.

En réalité, le processus a débuté en novembre 2012, lorsque le groupe a cédé la totalité de ses actifs Telecoms. Ainsi, les ventes se sont succédées avec en premier Maroc Télécom pour 4,2 milliard d’euros, puis SFR pour 17 milliard d’euros. C’est fin août, que Vivendi a finalisé son opération a l’occasion des tractations pour la vente de GVT, l’opérateur télécom brésilien qui lui a permis de dégager une plus-value de près de 3 milliards d’euros. Ainsi, en se débarrassant de l’ensemble de ses actifs télécoms, la société va pouvoir effacer sa dette de 17 milliards d’euros et engager de nouveaux investissements dans le domaine du numérique. C’est ce que résume un communiqué diffusé à la fin de l’été : «(le groupe) entame une nouvelle phase de construction et entend devenir un groupe industriel intégré orienté vers les médias et les contenus. Il a pour objectif un développement par la croissance organique de ses filiales et leur étroite collaboration, tout en ne s’interdisant pas de détenir des positions minoritaires dans des sociétés alliées pour distribuer des contenus ».

En effet, la nouvelle stratégie va se focaliser sur la production musicale et audiovisuelle à travers ses deux filiales principales : Universal Music et Canal+.Le but étant de maximiser la synergie au sein du groupe. C’est cette impulsion nouvelle que va tenter d’instaurer le nouveau PDG, Vincent Bolloré, qui a dévoilé ses projets ambitieux : « Si l'on regarde aujourd’hui les activités médias qui composent le groupe on constate que la croissance de chaque entité est modeste. Mais le groupe recèle une valeur cachée qui est celle des synergies pouvant être mises en œuvre. Il faut combiner les forces de ces différentes affaires. Canal + doit se développer sur les marchés anglo-saxons, mais il est très difficile de le faire par lui-même. Or, Universal Music et son patron Lucian Grainge sont des stars des médias aux États-Unis, ils devront aider Canal +, ce qui lui fera gagner du temps et de l'argent ».

Une stratégie qui va permette à Vivendi de pouvoir se hisser à la table des négociations avec les mastodontes du numérique comme Apple, Google ou Netflix. En effet, le paysage du net est en plein renouveau avec de nouvelles offres basées sur des abonnements comme Spotify, dont Vivendi détient des participations. En multipliant ses interventions auprès des plateformes musicales (Vevo…) et des chaines axées sur la production artistique (Studio Bagel sur YouTube), Vivendi est en passe de devenir un groupe leader dans le club très ferma du numérique.