Ne manquez pas notre offre exceptionnelles de jambon cru cloné à moitié prix …

Article publié le 7 février 2008
Publié par la communauté
Article publié le 7 février 2008
Jambon cru Jambon cru cloné ?

Bientôt, il nous semblera parfaitement normal de trouver des descriptifs tels que celui-ci sur les présentoirs des supermarchés: « Jambon de porc cru de montagne d’origine espagnole cloné – 4 euros le kilo » . Ou alors d’écouter les haut-parleurs qui diffuseront la pub au son d’une voix un peu crétine et robotisée : « Chers clients, Carrefour vous offre sa gamme de fromages de chèvres clonées avec de l'ADN garanti de la meilleure qualité et sélectionnées avec soin par nos spécialistes. Ne manquez pas notre rayon de produits d'alimentation clonée et venez vérifier vous-mêmes la fraîcheur de nos produits ! »

L’Union Européenne est sur le point d’autoriser la confection d'aliments à base d'animaux clonés, et même si cette situation nouvelle a déjà été largement envisagée dans des films tels que de Michael Bay, ou de Roger Spottiswoode, de nombreux doutes restent tout de même à éclaircir, d’après moi, dans cette affaire. « The Island » « A l’Aube du Sixième Jour »

La science vient régulièrement polluer la tête des scénaristes avec ce type de sujets, tout comme les téléphones portables en leur temps les avaient empêché de réaliser une multitude de scènes d’enlèvement ou de persécution. Espérons qu’à l’avenir le cinéma ne perdra pas son goût pour l’élégance des banquets. Après tout, que serait-il arrivé dans Pulp Fiction si le fameux hamburger Kajuna dont Jules Winnfield se délecte (inoubliable dans le plus grand rôle de sa carrière) juste avant de tuer pour la toute dernière fois, avait été préparé avec de la viande clonée ? Aurait-il vraiment eu autant de goût ? Le plaisir aurait-il été le même ? Et aurait-il eu l’air aussi affamé, avec autant de crédibilité ? Qu'il est bon de se remémorer, une fois de plus, cette scène grandiose… Samuel L. Jackson

En fait, il est certain que la science ne pourra rien changer aux scènes de gastronomie qui ont déjà été tournées, comme celle-ci, dans lesquelles des mets succulents deviennent des éléments essentiels du film. Il est clair qu’à voir s’en mettre plein la panse en dégustant la semelle d’une chaussure avec autant de plaisir que s’il s’agissait d’un saumon fumé de Norvège de qualité extra, on ressent une impression évidente de festin royal. D’autres hommages historiques à la gastronomie, comme , dans lequel Mastroianni, Noiret et Piccoli vont jusqu’à se ronger les ongles, ou comme dans , où dévore avec vigueur les seins de , qui du coup ont l'air aussi délicieux qu'une omelette espagnole, n’auraient certainement pas eu le même effet glamour, si l’omelette avait été cuisinée avec des œufs de poule clonée. Charlie Chaplin « La grande bouffe » « Jambon, Jambon » Javier BardemPénélope Cruz

FamFame?

De toute manière, même si le cinéma en sort perdant, je veux crier ici mon amour pour les aliments clonés, puisqu’ils peuvent apporter une solution pour régler les problème de la malnutrition dans le monde. Et puisque de toute manière, nos vaches ont de moins en moins de champs où aller brouter, nous allons bien être obligés de les fabriquer tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, après tout, vous ne croyez pas ? Ainsi donc, ne soyez pas surpris si on vous sert des moules clonées au réveillon de Noël, l’an prochain. L’unique problème auquel nous devons faire face à présent avant d’obtenir une approbation définitive de cette mesure, c’est le rapport « plutôt défavorable » du Groupe d’Ethique Scientifique et appliquée aux Technologies Nouvelles qui a manifesté ses doutes quant au . Je ne pense vraiment pas que les européens soient particulièrement sensibles à la souffrance des gambas clonées, du moment qu’on leur en sert une pleine ration dans leurs assiettes. Et il est clair en tout cas que pour moi, ce n’est pas un problème. Et ce serait bien le comble de l’hypocrisie si nous commencions à nous soucier du sort et de la souffrance de nos langoustes clonées alors que dans le même temps la peine et la dureté de vie de tant de nos semblables humains qui eux, ne sont pas clonés, ne nous cause pas la moindre gène. « réel niveau de souffrance et aux problèmes de santé endurés par les animaux clonés »

A ceux qui ne seraient toujours pas d’accord avec moi, je recommande la vidéo qui suit, qui nous montre assez clairement comment des canards sont traités pour produire du foie gras, et vous me direz ensuite si le clonage vous pose encore un problème (à moi, non, plus aucun).

Traduction: Pierrick Lefort