Mon nom est Martin Schulz, gardien de l'Union européenne

Article publié le 30 janvier 2012
Article publié le 30 janvier 2012
Par Matteo Adduci Photo par Davide Martinotti Traduit par Amélie Malafosse « Le Parlement européen doit être un acteur de plein droit du processus de décision sur la gouvernance économique et financière de l'Europe. Je me considère comme un gardien de l'Union européenne ».
Tels ont été les mots prononcés par Marin Schulz, président nouvellement élu au Parlement européen, lors de la conférence de presse qui a ouvert le Sommet européen à Bruxelles. Il répondait à une question sur le rôle marginal que le Parlement européen va jouer si le traité relatif au pacte budgétaire est adopté tel qu'il a été proposé.

Il a accueilli positivement l'approche du Conseil sur les investissements futurs pour raviver la croissance économique dans l'UE, en particulier la création d'emplois pour les jeunes. « La discipline fiscale est certainement nécessaire », dit-il, « mais cela ne suffit pas ». Il a néanmoins reconnu sa grande déception que le nouveau Traité prévoie à l'article 12 que le Président du Parlement européen puisse -seulement - être invité – à s'exprimer lors des sommets. « Ceci est inacceptable » a-t-il dit . « Le Parlement doit toujours participer ». Il a expliqué : « Ceci n'est pas un caprice personnel. Je représente l’assemblée législative de l'Union européenne. » Il a également courageusement répondu à une question sur une proposition présentée par les chrétiens démocrates de Merkel pour la mise en place d'une sorte de super-commissaire au budget pour la Grèce, en expliquant qu ' « il est nécessaire que des contributions plus intelligentes soient apportées à la discussion ». « Tous ensemble, nous devons éviter de répandre cette fausse idée d'une perte de souveraineté de cet Etat méditerranéen, en particulier étant donné la situation délicate dans laquelle se trouvent l'euro, la zone euro et la Grèce ».

Le Parlement européen présentera jeudi prochain une résolution sur le nouveau traité. Il lui sera très difficile de donner un avis favorable, à moins que des modifications importantes soient introduites par les représentants des Etats membre au Conseil européen, pour impliquer d'avantage le Parlement.

C'est sans aucun doute un début difficile pour le nouveau président.

Nous suivrons la suite des évènements.