Merkel « sauve son poste » selon le Spiegel Online

Article publié le 28 septembre 2009
Article publié le 28 septembre 2009

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Les Allemands ont élu dimanche un nouveau Bundestag (le Parlement allemand). Les chrétiens-démocrates (CDU) de la chancelière Angela Merkel ont été confirmés de nouveau en tant que première force politique du pays (33,8 %). Ils formeront vraisemblablement une coalition avec les libéraux du FDP (14,6 % ).
Les sociaux-démocrates (23 %), qui gouvernaient jusque-là avec la CDU au sein d'une grande coalition, feront désormais partie de l'opposition. Revue de presse européenne.

Spiegel Online - Allemagne

Le portail d'information Spiegel Online estime que le parti libéral FDP est le véritable vainqueur des élections législatives allemandes : « Selon toutes les prévisions, Angela Merkel a sauvé son poste de chancelière - mais le prix que l'Union [CDU/CSU] doit payer pour cela est élevé. Le résultat de cette dernière est inférieur à celui de 2005. Le fait qu'une coalition noir-jaune soit désormais possible, Angela Merkel le doit à un FDP qui a été plébiscité par les électeurs d'une façon que les instituts de sondages estimaient quasiment impossible il y a peu de temps encore. La structure interne de cette alliance menée par Merkel divergera fondamentalement des coalitions noir-jaunes du passé. Dans les gouvernements de Helmut Kohl, il a toujours été clairement établi qui était le chef et qui était le serveur, car l'Union avait obtenu quatre à cinq fois plus de mandats que son junior partenaire libéral. Cela vient de changer - peut-être irrémédiablement. (…) L'initiative du futur gouvernement appartient désormais à Guido Westerwelle [le chef du FDP]. »

(27.09.2009)

De Tijd - Belgique

« Les partis du gouvernement en place sont sanctionnés par les électeurs et les sociaux-démocrates ont dû payer cher »

Le journal économique De Tijd considère que le résultat des élections législatives allemandes n'est pas très surprenant : « Ces élections allemandes sont tout à fait conformes aux règles des élections dans d'autres pays. La première règle, c'est que les partis du gouvernement en place sont sanctionnés par les électeurs. (…) La deuxième, c'est que les sociaux-démocrates ont dû payer cher. (…) On constate à gauche que [le parti] plus progressif Die Linke ressort renforcé des élections et que les défenseurs de l'environnement se trouvent à la quatrième place. Il faut encore attendre de voir si les trois partis de gauche s'uniront dans l'opposition. Pour [la chancelière fédérale Angela] Merkel, l'issue des élections apporte beaucoup de bonnes nouvelles. Elle dispose du partenaire de coalition qu'elle souhaitait et peut ainsi mieux s'affirmer. Mais cela ne signifie pas que les quatre prochaines années seront faciles pour elle. Cela ne doit pourtant pas être un problème. Merkel est connue pour parvenir à fixer des objectifs précis et à les atteindre, et ce même dans des circonstances difficiles. »

(28.09.2009) 

Delo - Slovénie

(http://www.flickr.com/photos/myra/)D'après le quotidien Delo, la chancelière allemande Angela Merkel du parti chrétien-démocrate a atteint son objectif, malgré le mauvais résultat de son parti : « Lors de la plus grave crise économique de la période après-guerre, c'est une politique délaissant l'ingérence de l'Etat dans l'économie de marché qui a été légitimée. Au vu de la répartition des forces politiques, la situation de la chancelière pragmatique Merkel est très confortable. En plus du Bundestag [le Parlement], la coalition noir-jaune domine également le Bundesrat [la chambre haute]. (…) Mais pour la chancelière, (…) la situation est tout sauf simple. Lorsque le nouveau gouvernement sera formé, il sera confronté à la pression exercée par ces mêmes groupes qui, au moment de la coalition noir-rouge [entre les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates], s'étaient montrés relativement bien disposés en demandant un retour de la CDU vers une politique tournée vers l'économie. En outre, les libéraux, en tant que représentants politiques des cercles économiques, feront pression pour que leurs promesses soient tenues : moins d'impôts et une diminution des dépenses publiques. »

(28.09.2009) 

Dnevnik - Bulgarie

Le quotidien Dnevnik compare les élections de cette année en Bulgarie et en Allemagne et y voit des similitudes : « En Allemagne comme en Bulgarie, les électeurs s'attendent manifestement à ce que le gouvernement de centre-droite puisse sortir plus habilement le navire de l'Etat hors de l'océan agité de la crise. Les valeurs éternelles de la gauche telles que la solidarité et la justice remportent certes un fort crédit en ces temps incertains. Malgré tout, les Allemands ne soutiendraient pas une majorité des trois partis de gauche qui existent désormais dans le pays. »

(28.09.2009)