Meet My Hood : Salamanca à Madrid

Article publié le 30 juillet 2015
Article publié le 30 juillet 2015

Le quartier Salamanca est connu pour être l'équivalent madrilène de Notting Hill à Londres, avec tous les clichés que cela comporte. Fait-il pour autant honneur à tous ses stéréotypes, même les plus enracinés ? C'est la question que nous nous sommes posés. Suivez-nous pour une visite multimédia au coeur des rues de Salamanca afin de détruire, ou de confirmer, les mythes qui entourent ce quartier.

Ennuyeux, branché, élégant ou unique sont certains des adjectifs que l'on entend fréquemment au sujet du quartier Salamanca. Nous nous dirigeons vers la place Manuel Becerra pour rencontrer les gens qui vivent dans le coin. Ces derniers défont ou bien vérifient certains de ces clichés et nous expliquent pourquoi ils ont décidé de vivre, ou de travailler, dans ce quartier.

Le mot des voisins

Combien ça coûte ?

Le loyer moyen d'un appartement dans le quartier de Salamanca tourne autours de 400 euros pour une chambre dans un appartement de 100 mètres carrés. Pour vous donner une idée de ce que cela représente, une chambre dans un appartement similaire à Moncloa, le quartier universitaire par excellence, avoisine les 300 euros. Quant à la bière, on peut trouver un demi pour 1,90 euros. Où ça ? Entre Cáceres y Badajoz et Los montes de Galicia, où pour chaque consommation les tapas sont gratuites. Pour finir, un café vous coûtera entre 1,30 et 2 euros, et nous vous proposons de le boire à la célèbre chocolaterie Valor ou à la cafétéria Fonty

Maxi best-of : la pâtisserie Animari

Ceux qui vivent dans ce quartier « depuis toujours » connaissent bien la pâtisserie  Animari. Il s'agit d'une chaîne locale, vieille de plusieurs années, dont les boutiques se retrouvent surtout dans ce quartier de la ville. Avec les années, c'est devenu un des lieux de référence où acheter les gâteaux pour le pousse-café, des plats préparés ou pour prendre un café, tout simplement. Au-delà des frontières du quartier, Animari perd tout son charme et devient une grande inconnue, étrangère à ce qui se passe dans le reste de la ville.

 

Les gens

Vidal, 23 ans

Vidal a 23 ans et vient de Tolède, à 70 kilomètres de Madrid. Il étudie le tourisme et la gestion des entreprises dans la capitale et a toujours voulu habiter dans le quartier de Salamanca. Sa raison à lui, c'est la proximité avec le centre que l'on peut rejoindre en 15 minutes, et avec son université, qui est à 25 minutes. Il reconnaît volontiers que les loyers sont plus chers qu'ailleurs « parce que l'on paie l'endroit ». Ce qui lui plaît moins en revanche, c'est la présence policière, « si on ne donne pas l'impression d'avoir "une bonne place" et de l'argent, ils nous arrêtent pour un oui ou pour un non ».

Maite, 40 ans

Maite a 40 ans et vit dans le quartier depuis l'âge de trois ans. Elle est fonctionnaire à la mairie de Madrid. Ce qu'elle apprécie le plus à Salamanca, c'est le sentiment de sécurité et les services que l'on y trouve. Ce qui lui déplaît dernièrement, c'est « la saleté, malgré que ce soit un quartier célèbre avec une forte présence ». Elle insiste pourtant sur le fait qu'il y a beaucoup de clichés et des « gens de toutes les conditions économiques et sociales » qui ne collent pas forcèment au profil de la classe fortunée.

 

Maria Angeles, gérante d'une chapellerie

Maria Angeles possède une chapellerie, City Sport, dans le quartier depuis 8 ans. Ce qu'elle préfère dans cette zone, c'est qu'elle est « au centre, élégante tout en ayant la saveur particulère d'un quartier de boutiques traditionnelles et de gens qui se saluent mutuellement ». D'un autre côté, « l'aspect négligé de ces derniers temps » ne lui plaît pas vraiment, tout comme le nombre important de magasins qui ferment à cause de la crise, « malgré que l'on soit dans un quartier dit de classe moyenne supérieure ».

Jesús, 79 ans

Jesús a 79 ans et vit dans le quartier depuis plus de 50 ans. Pour lui, ici il y a « de tout » : des commerces, des restaurants, des parcs et « presque tout ce que quelqu'un pourrait vouloir ». Il se réjouit également de la sécurité offerte par le quartier car « on peut s'y déplacer sans aucun problème ». Il admet qu'il est un peu cher, mais selon lui « cela se compense par une qualité de vie meilleure ».