Marie-Anne Isler-Béguin – portrait d’une MPE

Article publié le 7 juin 2009
Article publié le 7 juin 2009
Née le 30 juin 1956 à Boulay Fondatrice d'un bureau d'étude (1981). Chargée de mission (1980-1989). Secrétaire générale de la Fédération lorraine pour l'environnement (1985-1989)..Assistante parlementaire (1989-1991). Consultante en environnement et aménagement du territoire (1994-1995).
Membre du conseil national puis du collège exécutif des Verts de France (1986-1989); porte-parole national des Verts de France (1994-1999). Députée au Parlement européen (1991-1994 et depuis 1999). Vice-présidente du PE (1991-1994). Cofondatrice (1989) puis porte-parole de l'Eurorégionale verte (depuis 1997). Membre de la Fédération européenne des partis verts (depuis 1994). Elle ne se représente pas aux prochaines élections.

Appartenance politique :

Groupe des verts/Alliance libre européenne Les verts-Europe-écologie

Le passeport européen :

Présidente de la délégation aux commissions de coopération parlementaire UE-Arménie, UE-Azerbaïdjan et UE-Géorgie Membre de la conférence des présidents de délégations Membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire Membre suppléant de la commission affaires étrangères Membre suppléant de la délégation à l’Assemblée parlementaire paritaire ACP –UE

Les interventions de Mme Isler Béguin en session plénière :

Isler Béguin, en tant que présidente de la commission parlementaire UE-Géorgie s’est beaucoup intéressée, au cours de sa mandature, au conflit russo-géorgien et de manière générale à la pression qu’exerce la Russie sur les anciens pays d’ex union des républiques socialistes et soviétiques.

Le premier septembre 2008, dans une proposition de résolution, Isler Béguin fait l’état des lieux en Géorgie : « la crise a coupé environ 158 000 personnes de leurs racines, (…) ces personnes ont été contraintes de quitter leur foyer et (…) elles doivent désormais être aidées dans leurs efforts de retour ». Elle mentionne pour cela les problèmes de « la présence d'engins non explosés, de bombes à sous-munitions et de mines terrestres, ainsi que les avertissements russes et l'absence de coopération, (qui) rend(ent) périlleux un tel retour ». «L'Union européenne devrait, d’après elle, tout faire pour aider la Géorgie à poursuivre sur la voie des réformes et à élaborer une démocratie pleinement efficiente ». C’est dans la politique européenne de voisinage qu’Isler Béguin voit se tisser des liens étroits entre l’Union européenne et cette région de l’Europe « pour partager ses valeurs fondatrices (la démocratie, l’état de droit et les droits de l’homme)», chose qui est jusqu’à présent impossible à cause de la forte dépendance énergétique de ces pays envers la Russie. Le 2 septembre 2008, Isler Béguin, dans une proposition de résolution commune, évoque la proposition du Parlement européen de créer une zone économique européenne plus ou la proposition suédo-polonaise consistant à mettre en place une zone de libre échange avec la Géorgie, l’Ukraine et la république de Moldova, propositions à considérer par la Commission et le Conseil. Elle estime qu’il faille renforcer le rôle du Parlement européen dans les affaires étrangères, de la défense et de la sécurité et notamment appliquer le principe de solidarité, principe fondamental de l’Union européenne, en matière de sécurité énergétique. Quant au partenariat oriental, le 12 mars 2009, elle affirme que la question à se poser est « s'il ne faudrait pas mettre en place une zone tampon, une zone neutre, c'est-à-dire des États qui auraient un statut neutre pour éviter les frictions (avec la Russie) qu'on connaît aujourd'hui avec l'adhésion à l'OTAN (demandée par) la Géorgie et l'Ukraine.» Elle attend de ce partenariat oriental d’amener de la stabilité et de la sécurité énergétique et ceci notamment dans le Caucase. Outre cela, le but d’un tel partenariat serait de faire en sorte que les européens connaissent mieux les pays aux extrémités Est de l’Union européenne. Le 30 avril 2009, Isler-Béguin, dans une proposition de résolution, évoque le contexte politique et social en Moldavie après les élections législatives du 5 avril. Elle rappelle le lancement du partenariat oriental dans le cadre de la politique européenne de voisinage à destination de la Moldavie. Elle remet en mémoire pour cela ses « liens historiques, culturels et économiques profonds avec les États membres de l'UE » et s’oppose à toute tendance profitant de la situation actuelle en Moldavie pour la « détourner (…) de son cap européen ». Elle constate qu’ « un quart des Moldaves vivent à l'étranger » et déplore « que leur taux de participation aux élections est très faible, en raison du manque d'information et du petit nombre de bureaux de vote disponibles ». Dans un contexte où les relations avec la Roumanie se sont effritées, elle se félicite néanmoins de la réaction du « grand frère » de la Moldavie, soucieux de maintenir avec elle de « bonnes relations de voisinage». Le 5 mai, elle évoque un plan d’action UE-République de Moldavie pour encourager les réformes institutionnelles et politiques dans cette dernière, notamment dans les droits de l’homme, l’état de droit, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la liberté des médias, le bon voisinage et la démocratie. Béguin insiste notamment sur les travaux du Conseil de l’Europe et de l’OSCE visant à prévenir et lutter contre la torture, les mauvais traitements et les traitements inhumains et dégradants en Moldavie. Elle réaffirme finalement son soutien à l’intégrité territoriale de ce pays, faisant observer que l’Union européenne se doit d’être plus active à l’égard de la résolution de la question sur la Transnistrie, région au statut autonome, fortement pro-russe et à la volonté séparatiste.

Un avis sur le siège à Strasbourg

Un avis direct de Marie-Anne Isler-Béguin à ce sujet ne semble pas être disponible. Mais rappelons-nous qu'en avril 2007 étude indépendante réalisée à la demande de deux eurodéputées vertes du Royaume-Uni, Caroline Lucas et Jean Lambert et présentée au titre de tout le groupe Verts/ALE au Parlement européen met en lumière les dommages causés à l’environnement par les navettes du Parlement européen entre ses deux sièges de Bruxelles et Strasbourg. Caroline Lucas avqit déclaré : "Nous savons déjà que la multiplicité des sièges du Parlement européen coûte plus de 200 millions d’Euros aux contribuables européens, mais nous avons maintenant la preuve des dommages causés au climat par ce cirque ambulant que représentent les nombreux déplacements du Parlement européen. Un excédent d’au moins 20 000 tonnes de CO2 est dégagé dans l’atmosphère chaque année. C’est l’équivalent des émissions générées par 13 000 allers-retours de passagers volant entre Londres et New York !". Et Jean Lambert d'ajouter: "Strasbourg est une ville historique qui a symbolisé la réconciliation d’après guerre, mais le siège du Parlement européen à Strasbourg représente à l’heure actuelle toutes les dérives de l’UE."

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Portrait élaboré par Lena Morel et Marie Krpata