Madrid et Barcelone: deux poids lourds du tourisme étranger

Article publié le 9 octobre 2015
Article publié le 9 octobre 2015

L'espagne est en veine et les données du secteur touristique parlent d'elles-mêmes. Jusqu'à juillet de cette année 2015, plus de 37,5 millions d'étrangers sont venus visiter notre pays, chiffre qui revient essentiellement à Madrid et à la Catalogne. 

Dans un véritable contexte de confrontation entre les deux pôles de l'éventuel passé séparatiste, nous faisons l'analyse de Madrid et de Barcelone en tant que références du tourisme européen et international. 

Madrid

Lorsque l'on pense à Madrid, on a tout de suite à l'esprit le drapeau espagnol et son histoire contemporaine. Ainsi donc, on peut admirer le Madrid des Habsbourg au Palais Royal et sur la place de l'Orient ou au théâtre Royal. Felipe II a instauré la cour d'Espagne au 16ème siècle à Madrid, et depuis ce temps-là, le coeur du pays et sa pureté de sang constituent l'étendard de la ville.

Mais, bien sûr, son côté festif, sa vie nocturne et ses terasses sont autant de bonnes raisons pour choisir cette ville comme lieu de vacances et de détente malgré le rythme éffréné de la vie active pour les madrilènes. Son ciel est un des plus beaux de tout l'Espagne, sa lumière et son absence de nuages durant une grande partie de l'année sont la garantie d'un apport important de vitamine D en plein asphalte.

D'autres lieux attractifs, bien évidemment, la Place Mayor, le marché de San Miguel, le parque du Retiro ou la Puerta del Sol, récemment connue pour être le centre névralgique du mouvement 15M, une initiative citoyenne dénoncant la crise aiguë sociale et économique dont a souffert le pays depuis 2008. En outre, ses manifestations théatrales, musicales et intellectuelles font de la ville un centre névralgique de la culture espagnole.

Barcelone

Il est pratiquement impossible de penser à Barcelone sans évoquer Gaudí, principal représentant de l'art nouveau catalan dont l'oeuvre est le symbole de la ville et viceversa. Le Parc Güell, la Casa Batlló, La Pedrera ou l'inachevée Sagrada Familia font partie des plus grandes créations de son art. Mais de surcroît, son histoire médiévale se reflète parfaitement dans le quartier gothique, une zone centrale où tous les édifices conservent précieusement l'architecture esthétique de la Cathédrale Santa María del Mar.

De par sa position géographique, Barcelone est la ville la plus européenne d'Espagne. Un port majeur au nord de la Méditerannée et un accueil de milliers de bateaux à l'année, et à deux heures à peine de voiture de la France, tout ça fait de Barcelone la ville la plus visitée d'Espagne. Séduit par ses merveilleux tapas  et son climat balnéaire, le touriste se retrouve face à une ville artistiquement avant-gardiste où l'on retrouve les nouveautés culturelles du pays, tradition historique que défendent ses dirigeants.

Néanmoins, en dépit du fait qu'il y ait les Tablaos de Flamenco et que l'on vende dans certains commerces des robes sevillanes, les mouvements catalanistes veulent se détacher de ces symboles "typiquement espagnols" parce qu'effectivement, ceux-ci ne représentent pas la Catalogne contrairement à d'autres régions, telles que l'Andalousie ou Madrid. Il est important de souligner qu'il s'agit de la seule région qui a interdit les corridas de taureaux, un autre symbole ibérique.

Déboursement des touristes pour les deux villes

Selon l'étude Global Destination Index, le chiffre financier touristique des deux villes les classe parmi les cinq premières d'Europe. A  Barcelone, cet investissement étranger tournerait autour des 12 millions d'euros, tandis qu'à Madrid, on supposerait que ce chiffre soit quasiment de moitié, à savoir 6 millions. Jusqu'à maintenant, la porte d'entrée pour l'Espagne pour beaucoup d'étrangers a été Barcelone, à moins que celle-ci, rattachée à la Catalogne, ne revendique son indépendance.

¿Quelles conséquences y aurait-il pour son secteur touristique? 2 jours après les élections considérées comme un plébiscite en Catalogne, les entrepreneurs, la banque catalane et espagnole parlent de pertes catastrophiques pour Barcelone, mais dans un contexte électoral en crise, tout argument pourrait être entaché par la lecture du résultat très serré des deux côtés du dilemme.