L’Union européenne exige la fin des violences en Syrie

Article publié le 12 mars 2012
Article publié le 12 mars 2012
Par Eva Donelli, traduit par Maria Moreno Le premier jour du sommet, l’Union européenne a lancé un appel pour mettre fin aux violences en Syrie, qualifiées d’effroyables et d’inacceptables. Elle demande instamment au président d’ouvrir la voie vers une transition pacifique.

Au premier jour de ce sommet des chefs d’États, qui se tient ce mois de mars à Bruxelles, l’Union européenne « condamne avec force la violation des droits de l’homme, le massacre, l’arrestation massive et la torture des civils, des manifestants pacifiques et des membres de leur famille en Syrie. »

La communauté internationale doit éviter une guerre civile en Syrie, a déclaré le Premier ministre slovène à l’entrée du Conseil européen. Depuis mars 2011, en réponse à la répression brutale et à la violation des droits de l’homme par le gouvernement syrien, l’Union européenne a peu à peu imposé des mesures restrictives et des sanctions pour faire pression sur le gouvernement du Président Bashar al-Assad.

L’Union européenne a interdit l’achat d’or, de métaux précieux et de diamants, en provenance de ce pays, ainsi que les vols de cargaison syrien. L’Union a également tenté de couper l’approvisionnement du pays en équipement pour son secteur des hydrocarbures. Enfin, l’Union européenne a gelé les capitaux de plusieurs fonctionnaires du gouvernement syrien, imposé des sanctions à la banque centrale et suspendu la coopération bilatérale.

Les chefs d’États ont également réclamé « le retrait de l’armée syrienne des villes assiégées », ainsi que la protection des civils. 8 millions d’euros ont déjà été versés en faveur de l’aide humanitaire et l’Union est prête à augmenter ses dons selon les besoins.

Jusqu'à présent, selon l'évaluation des activistes, près de 7.500 personnes ont été tuées en 11 mois par le régime de Bashar al-Assad. L’Union européenne estime que le temps est venu pour s’exprimer d’une seule et même voix, afin d’exiger la fin du carnage et d’appeler à un futur démocratique pour la Syrie.