L'ORSO ARRIVE AU PIOLA LIBRI : UN DUO GAGNANT

Article publié le 20 mai 2014
Article publié le 20 mai 2014

Véritable exal­ta­tion pendant le concert du ven­dredi 16 mai au Piola Libri. La communauté italienne de Bruxelles au rendez-vous.

Dans une ca­pi­tale comme Bruxelles, la chance de trou­ver des res­tau­rants d'autres na­tio­na­li­tés est vrai­ment im­por­tante, mais le fait d'ar­ri­ver à créer une réelle « pe­tite Ita­lie » n'est pas chose com­mune. Très connu par les Ita­liens et ap­pré­cié aussi par les per­sonnes d'autres na­tio­na­li­tés, le Piola Libri a dé­sor­mais son groupe de clients fi­dèles.

Vin, Art, Livres, Goût, ce sont les 4 mots avec les­quelles le te­nant se dé­crit. En effet, Piola Libri est une li­brai­rie, mais aussi un bar à vin, bref un en­droit mul­ti­cul­tu­rel où cha­cun peut trou­ver son bon­heur dans les nom­breux évé­ne­ments pro­po­sés.

Chaque se­maine quelque chose d'in­té­res­sant est à découvrir : pré­sen­ta­tion de livres, concerts, apé­ri­tifs avec djs, lec­tures, dé­bats, ate­liers d'écri­ture et en­core plein d'autres ac­ti­vi­tés. 

Même si la ten­ta­tive de res­ter dans une am­biance in­ter­na­tio­nale est forte, on peut mal­gré tout s'aper­ce­voir que la ma­jeur par­tie des per­sonnes sont Ita­liens ! C'était ainsi que, le ven­dredi 16 mai, à 19h30, le groupe ita­lien « L'orso » a joué, en­touré de beaucoup de gens, mais sans avoir be­soin de tra­duire ou pré­sen­ter ses chan­sons dans plu­sieurs langues.

À 19h il y avait déjà beau­coup de monde, at­tiré par l'apé­ri­tif à la « mi­la­naise » qui les at­ten­dait. Les tables étaitent ainsi toutes pleines et beau­coup de per­sonnes ne sa­vaient pas du tout où se mettre. C'est pour­quoi L'orso leur pro­pose donc de s'as­seoir sur un tapis ins­tallé en face de la scène. 

Pour bri­ser la glace, ils com­mencent avec « I nos­tri de­cenni » leur pre­mier concert « eu­ro­péen ». Ils pré­sentent en ita­lien, mais n'hé­sitent pas à dire quelques mots avec un drôle de fran­çais assez sté­réo­typé (comme pour exemple mettre tous les ac­cents sur la syl­labe fi­nale). Voix, gui­tare, basse, cajon, vio­lon/me­lo­dion qui se tournent et des cho­rals nous amènent vers une « Ita­lie des pe­tites choses », qui ces jours-ci est re­pré­senté aussi par d'autres groupes un­der­ground ita­liens comme Le luci della cen­trale elet­trica, Dente, Bru­nori Sas, Lo stato so­ciale. Groupes qu'on peux dé­sor­mais nom­mer comme fai­sant par­tie de la nou­velle chan­son d'au­teur.

Groupe qui, avec leurs chan­sons, nous font nous sen­tir un peu chez nous. Une mé­lange de nos­tal­gie et fierté. À la moi­tié du concert, L'orso nous pro­pose ainsi un mix de Cover qui se ter­mine avec le mor­ceaux d'une « chan­son qu'au­cun pays ne pourra ja­mais avoir » (Mat­tia Barro), c'est-à-dire « Rotta per casa di Dio », des 883, un groupe que tous les ado­les­cents ita­liens n'ont pu rater pen­dant leur jeu­nesse. 

Éner­gique, al­ter­na­tif, mé­lan­co­lique à la fois, L'orso nous a donné deux heures de sim­pli­cité, nous dé­mon­trant que ce n'est pas dif­fi­cile à s'amu­ser, quand il y a la mu­sique et de telles per­sonnes pour la jouer.A PAR­TIR DE GAUCHE: TOM­MASO SPI­NELLI, GAIA D'AR­RIGO, MAT­TIA BARRO,  GIU­LIO SCA­RANO.Merci à vous donc, L'orso, pour être ar­ri­vés à Bruxelles et merci au Piola Libri qui nous donne toutes ces oc­ca­sions à ne pas rater.

Pour plus d'info:

https://​it-it.​fa­ce­book.​com/​lor­so­band

http://​lorso.​bandcamp.​com/​

http://​www.​pio­la­li­bri.​be/​