"Look up, I'm in heaven!": une playlist pour rendre hommage à David Bowie

Article publié le 11 janvier 2016
Article publié le 11 janvier 2016

Nous rendons hommage au Duc Blanc avec une playlist puisée dans son univers musical infini... Plus qu'une icône, le Dieu du rock est un véritable caméléon, intermédiaire entre l'homme et l'espace, si bien qu'en 1969, la BBC  diffusa une de ses chansons pour  accompagner les premiers pas de l'Homme sur la Lune. See you so far away, so far away...

Can you hear me David? 

GIUSEPPE. C'est l'anniversaire d'Ornella, une amie de toujours. Je suis devant chez elle et je serre le cadeau que je lui ai fait : le cd Space Oddity de David Bowie. J'en ai écouté seulement quelques extraits avant de l'acheter. "Now it's time to leave the capsule if you dare..." C'est peut-être pas si mal. Mon amie arrive. Je sais que le cadeau lui plaira. Qu'est-ce que j'aimerais l'écouter. "Can you hear me Major Tom?" De retour chez moi, je me suis couché et levé de bonne heure pour aller directement acheter mon premier cd de Bowie. "Planet earth is blue and there's nothing I can do...".  

We must have died alone, a long long time ago...

FRANCESCO. David Bowie est "the man who sold the world", comme nous le sommes tous. Malgré la vitesse et le détachement avec lesquels nous vivons jour après jour (depuis 1970 déjà, année de la sortie de ce morceau sur la face B de Space Oddity), la création d'un masque, d'un personnage est vraiment le point central qui inscrit ce morceau dans l'histoire de la musique et dans celle de chacun de nous. Nous y repensons et nous montrons les autres du doigt en disant: "Oh no, not me I never lost control...". 

And the clock waits so patiently on your song, when you've lived too long...

MARTA G. Nous sommes au début des années 90 et la pochette illustrée d'un vinyle intitulé The Rise And Fall Of Ziggy Stardust attire la curiosité d'une fillette de quatre ans à peine. Rock'n roll Suicide est la dernière chanson de ce disque - parabole de la grandeur et de la décadence, théâtrale comme un adieu sur une scène. Un "adieu à la jeunesse", comme l'avait définie Bowie: la fin de l'époque à laquelle tu prends la vie à la légère, arrogant et insolent, comme quand tu fumes une cigarette et que tu te fous de gêner ton voisin... "Time takes a cigarette, puts it in your mouth / You pull on your finger, then another finger, then your cigarette / The wall-wall is calling, it lingers, then you forget..."

Ashes to ashes...

GUIDO. Je suis à Auckland, en voiture avec Michelle, et je lui dis que je n'ai jamais conduit avec le volant à droite. Alors elle s'arrête en plein milieu de la route, descend de l'auto et m'invite à échanger nos places. Elle monte du côté passager, choisi un cd, et nous démarrons "Ashes to ashes, funk to funky..."

See you so far away...

MARTA P. Quand j'écoute Earthling la première fois, un après-midi de janvier, je suis en voiture depuis des heures et j'essaye de rester éveillée. C'est un cousin qui m'a offert l'album pour Noël : sur la couverture, des couleurs brillantes et des formes obsédantes, comme ce que j'imagine être un voyage sous LSD. Ma période David Bowie, je l'ai eue vers mes 15 ans, et ça a pris fin vers mes 20 ans, quand la dernière piste de ses trois cd historiques a commencé à sauter à chaque seconde dans le lecteur. Je n'ai pas écouté un de ses morceaux depuis des années, je vis cet état d'arrogance naïve où l'on pense qu'un artiste nous a déjà dit tout ce qu'il pouvait nous dire. Quand Little Wonder commence, l’émotion est tellement inattendue que j'ai vraiment failli faire une embardée avec la voiture.  Je m'abandonne à l'émerveillement – the wonder: “Sending me so far away, so far away…

How it feels if all the world were under your heels?

ANDREA. Apparue sur The Next Day, son vingt-cinquième album studio sorti en 2013, le single Valentine's Day est devenu mon hymne pour une Saint Valentin alternative, pour tout ceux qui, comme moi, n'aiment pas le jour des amoureux. Je me souviens qu'à cette époque le chanteur de Coldplay, Chris Martin, avait proposé une collaboration à Bowie, qui l'a refusée. Martin a révélé plus tard que Bowie était justement en train de bosser sur The Next Day, et qu'il avait des standards très élevés. Déjà, Bowie était d'une autre planète...