Loïc Folloroux, un entrepreneur à suivre ?

Article publié le 4 juin 2015
Article publié le 4 juin 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Si pour Philippe Manière, les « actionnaires font la révolution », la nouvelle génération d’entrepreneurs aspire à changer le monde. C’est notamment le cas de Loïc Folloroux, qui participe au sein de la fondation Children of Africa à la lutte contre la pauvreté… 

Dans une tribune au journal Les Echos, Bill McDermott, le co-président de l’entreprise SAP, explique que la nouvelle génération d’entrepreneurs « désire profondément avoir un impact positif sur le monde ». Il estime que « pour elle, la réussite personnelle ne suffit pas ». Avec le triomphe des démocraties de marché, les entrepreneurs ont effectivement la capacité de transformer nos sociétés.

Loïc Folloroux (fils de Dominique Ouattara) fait partie de ceux-là. Pour parvenir à son but, il va commencer par créer une plateforme d’information en ligne dès la fin de ses études : AfricaTime. Grâce à son succès, il sera rapidement repéré. Ainsi après avoir passé une partie de sa scolarité au lycée militaire de Saint-Cyr, il ira faire ses classes dans l’un des principaux établissements financiers : la banque Merrill Lynch.

Bien qu’il soit également diplômé du Baruch College de New York, c’est en Afrique qu’il décidera de porter ensuite ses efforts. En effet, Loïc Folloroux sera amené à diriger la branche continentale du groupe Armajaro Trading. Désormais, c’est à partir de Londres qu’il poursuit ses projets alors qu’il continue de s’activer de l’autre côté de Méditerranée.

Moins médiatisé que l’américain Dan Price, il a pourtant la même conviction que le changement passe par une plus grande solidarité. C’est pour cette raison qu’il a accepté de rejoindre la Vice-Présidence de la fondation Children of Africa. Avec cette organisation, il mène des actions de terrains à destination des populations les plus défavorisées…

Il est vrai qu’aujourd’hui encore, une grande partie de la population mondiale vit en dessous du niveau de pauvreté. Toutefois, l’Observatoire des inégalités note qu’actuellement « 16,7 % de la population des pays en voie de développement ou émergents vit aujourd’hui avec moins de 1,25 dollar par jour, contre 52,8 % il y a 30 ans ». Si ces progrès ont été permis par les Objectifs du Millénaire pour le Développement, le rôle de la société civile et des fondations est aussi décisifs.