L’Irlande, Barroso et « un seul commissaire par pays »

Article publié le 15 décembre 2008
Article publié le 15 décembre 2008
C’est la démocratie européenne qui trinque ! Le 11 décembre, le président de la Commission européenne a cédé sur la question du « un commissaire par pays ». Le traité de Lisbonne prévoyait pourtant de réduire au maximum le corps de l’exécutif. Dernières nouvelles de Bruxelles.

« Si un Etat n’a pas son commissaire européen, cela ne facilite pas son identification à l’Europe », a annoncé l’ancien premier ministre portugais qui a modifié son avis sur la question lors du dernier conseil, le 11 décembre. Ce que Barroso ne dit pas, c’est que la Commission qu’il préside est tel un éléphant traînant 27 pieds, un par Etat membre. Si on continue comme cela, la démocratie européenne risque d’être paralysée : comment voulez-vous mettre d’accord un gouvernement de 27 ministres ? Sans un vote qui permettait de définir le rôle du président de la Commission et de ses commissaires, c’est sûr, les citoyens ne s’identifieront jamais à la démocratie européenne.