L’ignoble mensonge Européen

Article publié le 28 août 2008
Publié par la communauté
Article publié le 28 août 2008
Voici une citation de Robert Schuman qui a malheureusement gardé toute son actualité dans la construction actuelle de l'Europe Créer l'Europe, relier l'Europe Le monde, même celui qu'on appelle le Nouveau Monde d'Amérique, et, en tout premier lieu, le plus nouveau d'Asie et d'Afrique, a besoin de l'Europe. En qualité de chrétiens et d'Européens, astreignons-nous à cette nouvelle et grande tâche.
Pour cela, l'Europe a besoin avant tout d’unité interne et profonde.

Il faut créer une mentalité européenne, une conscience européenne. L'Europe n'est pas seulement une entité géographique, une presqu’île prolongeant le continent asiatique, elle doit aussi devenir une unité, elle doit cesser d’être une mosaïque de peuples juxtaposés au hasard. Nous devons sauver l'Europe, la fortifier intérieurement, non pas seulement dans son propre intérêt, mais encore dans l'intérêt de l'humanité.

Il faut voir clairement le but final, c’est à dire l'Europe, mais encore la manière et la méthode suivant lesquelles l'Europe doit être créée. Qu'est ce que créer l'Europe, unir l'Europe ? Avant tout, ceci : renoncer aux séparatismes, à la politique de clocher, tout subordonner à l'intérêt commun des États associés.

La solidarité humaine est désormais parvenue au stade de l’union entre les États qui, comme une loi naturelle nouvellement découverte, s’impose à nos diplomates et hommes d'Etat, en particulier pour les États européens.

Si, en Europe, les frontières politiques ne sont pas desserrées, s'il n'y a pas de libre-échange de matières premières, de produits, de main-d’œuvre, si nos peuples ne se rapprochent pas spirituellement, l’Europe est vouée à la maladie et à la décadence progressive.

Si nous continuons à nous disputer, à gaspiller inutilement notre force et notre temps en discussions, nous, les Européens, nous perdrons rapidement toute influence sur les destinées du monde et cesserons de disposer positivement de notre destinée. Ce serait là trahir nos propres peuples, trahir notre vocation de chrétiens et d'Européens.

L'Europe n'est donc pas une aventure, c’est au contraire, un salut, un devoir.

Robert Schuman

Extrait de l'un de ses discours aux "Journées de profession de foi occidentale" à Augsbourg, juillet 1955 Schuman1 (piotrd/flickr)

Ce message possède une portée universelle qui interpelle les hommes de bonne volonté, de notre temps, 53 ans après, qu’ils soient chrétiens ou ne croient pas en Dieu. Cette page admirable confirme bien la vocation mondiale de l’Europe.

A-t-on remarqué que, dans son discours, il ne s‘adresse que deux fois seulement aux chrétiens par pure politesse. Il lance son appel universel à tous les hommes du Monde y compris l’Europe.

Il faudrait presque reprendre mot à mot chacune de ses phrases, chacune de ses idées qui sont restées d’une actualité surprenante. Je laisse le soin au lecteur de s’en imprégner.

Ce qui me pose cependant question, ce sont les phrases qu’il emploie : « Nous devons sauver l'Europe, la fortifier intérieurement, non pas seulement dans son propre intérêt, mais encore dans l'intérêt de l'humanité. » Et plus loin : « si nos peuples ne se rapprochent pas spirituellement, l’Europe est vouée à la maladie et à la décadence progressive ».

Je suis persuadé qu’il connaissait déjà la méchante imposture due à l’ignoble mensonge dont il avait été victime deux auparavant et que, le sachant, sa grandeur d’âme nourrie par sa rare humilité lui aurait commandé de ne rien divulguer pour ne pas nuire à autrui.

Ce drame est ignoré de la plupart des braves gens qui peuplent l’Europe. Par respect pour son auguste personne, je ne citerai aucun nom, dévoilant seulement cette ignominie qui a mis en l’air l’Europe. C’est un énorme mensonge empoisonné qui, contaminant les citoyens, a déréglé un système parfaitement au point, qui avait tout pour réussir. Je ne veux pas le publier à cor et à cri sur Internet. Ce serait provoquer un scandale que je ne veux pas, tant les dégâts pourraient été nuisibles. Vous avez mon adresse. Je n’en parlerai donc pas ici. Ces faits authentiques, vérifiés à l’aide de sources historiques, ne seront délivrés qu’aux personnes qui m’en feront la demande, à la condition qu’elles s’engagent sur l’honneur à ne pas s’en servir dans l’intention de nuire à autrui.

Robert Schuman vient d’affirmer que « Sauver l’Europe est un DEVOIR ». Il faut donc choisir.

Chacun est libre de ne pas répondre ou de laisser tomber. Ou aussi de dire OUI en toute loyauté.

Ici se termine ma contribution. J’aurais pu la rallonger en vous racontant des épisodes de ma captivité ou des aventures de ma vie d’européen ou mes réactions à l’égard de INGRID BETANCOURT qui vient de subir, elle aussi, une longue et dure captivité. J’aurai pu vous narrer aussi comment, à la fin de ma dure captivité longue de cinq années, j’ai découvert ma vocation d’européen en faisant enterrer plus de trois mille déportés politiques du camp de Neuengamme victimes du typhus qui menaçait aussi tous ceux de notre équipe de quelques 80 volontaires français ayant répondu à notre appel pour tenter de les sauver ! C’était à Sandbostel en avril et mai 1945 ! Je réserve cela à ceux ou à celles qui me le demanderont.

J’ai voulu rassurer et convaincre. Ai-je réussi ?

Maintenant, les gens savent que l’Europe peut encore revivre pleinement.. La solution proposée, réaliste et positive est d’une extrême simplicité. Elle permettra très rapidement à l’Europe de remplir totalement les objectifs que s’était fixés le Grand Robert Schuman.

Si les Gens le veulent, l’Europe se rétablira donc rapidement, retrouvera sa prime jeunesse, remettra exactement en place la vision et la méthode de travail scientifique léguées par son Père fondateur et ainsi pourra se soustraire à l’action persistante de l’ignoble mensonge qui l’a stoppée radicalement dans son essor et dont je pourrai vous raconter les détails historiquement prouvés.

Dans l’attente de vos réactions et restant à votre disposition, je salue tous mes lecteurs très cordialement.

Bernard Le Godais