L'extrême-droite torpillée par ...Mussolini

Article publié le 9 novembre 2007
Article publié le 9 novembre 2007
C'est fini. Il n'y a plus de groupe d'extrême-droite au Parlement européen. Le groupe 'Identité, Tradition, Souveraineté', formé en janvier 2007 à l'initiative du Front National français, n'aura pas tenu un an. Et ce que les partis démocratiques n'avaient pas réussi à faire - empêcher le groupe de se former - les fascistes auront réussi à le faire tous seuls.

Les 6 députés du parti ultranationaliste roumain 'Romania Mare' (Grande Roumanie) ont en effet annoncé leur départ du groupe, qui pour pouvoir exister doit compter un minimum de 18 députés représentant au moins 5 pays de l'Union européenne. Sans eux, le compte n'y est plus.

La raison de leur départ ? Les récentes déclarations peu amènes d'Alessandra Mussolini - également membre du groupe ITS - sur les Roumains, dont elle demande l'expulsion d'Italie, y compris l'ambassadeur roumain qui ...n'a pas encore été nommé.

Pourquoi tant de haine ? Parce qu'un Roumain a été inculpé comme l'assassin présumé d'une Italienne de 47 ans. Le meurtre, particulièrement violent, a été suivi quelques épisodes de 'chasse au Roumain' (à Rome notamment), et a déclenché une vive polémique en Italie, alors que le gouvernement a pris des mesures d'urgence pour procéder à l'expulsion d'un certain nombre de Roumains jugés dangereux par les services de police.

Pour la petite fille du Duce, évidemment, de telles mesures ne pouvaient pas suffire. Tous les Roumains sont coupables, même si le suspect n'a pas encore été jugé. Malheureusement pour elle, sa tentative d'attirer l'attention des médias aura finalement réussi, sur le mode du ridicule : avec ses propos outranciers, elle a effectivement réussi à froisser des énergumènes qui sont pourtant des spécialistes de l'invective xénophobe, mais leur départ prive l'extrême-droite de précieux financements publics et de tribunes qu'elle avait eu grand peine à obtenir.

Tant mieux pour nous :-)