L'Euro 2016 en série : l'Espagne, la passe de trois ? 

Article publié le 17 juin 2016
Article publié le 17 juin 2016

C'est parti. Malgré la pluie et les poubelles qui débordent, la grande fête du football européen a bel et bien débuté en France. Et dans sa formule enrichie à 24 équipes, l'Euro 2016 promet un tournoi plus long, plus bon. Pendant ce temps-là, prenons le pouls de quelques sélections nationales entre pronostics, style de vie et débats sociétaux. Préparez votre ola, place à l'Espagne. 

Le contexte

Un « marquis » sur le banc, l’esprit de Manolo el del Bombo dans les gradins et les Sévillans à Toulouse. L’Espagne est passée en force. Une équipe nouvelle et un débat dans les loges plus tard, « La Roja » (surnom de l’équipe espagnole, ndlr) vient chercher sa troisième victoire européenne consécutive, un exploit qu’aucune autre équipe n’a réussi. Avec le soutien des supporters et une grande équipe, l’Espagne est capable de tout : de se faire éliminer au premier tour, comme de se battre jusqu’en finale pour réaliser son rêve. Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : l’Euro appréciera son niveau de football total.   

Comment tout cela va-t-il finir ? 

Suite à un (quasi) infarctus alors que l’Espagne peinait à battre la République Tchèque pour enfin marquer un but dans les dernières minutes, La Roja se prépare pour ses prochaines rencontres contre la Turquie et la Croatie. Ensuite ? La France, pays organisateur, est parmi les favoris. Même si, comme disait l’ancien footballeur anglais Gary Lineker : « Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c'est toujours l’Allemagne qui gagne ». 

Mais qu’est-ce qu’ils foutent ?

Les jours d’entraînement, les footballeurs jouent à la Playstation, au ping-pong et même aux cartes, un classique. Isolés sur l’île de Ré, certains joueurs se plaisent à imaginer leur future vie, loin des terrains, lorsqu’elle ne sera plus consacrée au football… 

La re-sta

Un mec simple, qui chaque saison gagne un peu plus en expérience et perd un peu plus ses cheveux. Andrés Iniesta, presque ballon d'or et héros national lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, débarque en France en tant que leader absolu du milieu de terrain espagnol. Le magicien de Fuentealbilla fume ses adversaires comme il vous vend des glaces à la télé. Iniesta, au palmarès inégalé, a déjà soulevé toutes sortes de coupes, y compris celles de son propre cru. Pas mal, pour un gars qui a une teinte de bidet.

(À Fuentealbilla, la légende dit que si vous faites plaisir à 48 millions de personnes, vos souhaits seront exaucés. Andrés Iniesta et ses glaces).

Le nouvel hymne de La Roja

Un autre grand classique. Ce « tube » espagnol rivalise avec la nouvelle chanson de Enrique Iglesias. Pouvez-vous deviner qui se cache derrière cette voix ? Pas Sergio Ramos.

Le Big Deal

L’indépendance de la Catalogne, les « petits mots » du Real Madrid et les parutions sur Periscope. À de nombreuses reprises, les supporters espagnols ont sifflé Gerard Piqué pour ses déclarations extra-sportives. Étranger à la polémique, le défenseur barcelonais a prouvé son engagement envers son pays en marquant le but de la victoire, in extremis, lors du premier match contre la République Tchèque (1-0). En une action, Piqué a transformé les sifflets en applaudissements. Autre joueur dans la tourmente : De Gea, impliqué dans un vaste scandale sexuel, nie tout en bloc. Que justice soit faite bon sang !  

Le petit plus

Comment remporter l’Euro ? Avec le fameux « tiki-taka », expression utilisée par la presse espagnole pour décrire le style de jeu de La Roja. Une façon de jouer fondée sur la conservation du ballon par une série de passes rapides, née il y a plus d’une décennie avec le sélectionneur Luis Aragonés, et qui a mené l’équipe à son apogée. Eh bien, « tiki-taka » alors !