L'Euro 2016 en série : la Belgique, l'espoir fait jouer

Article publié le 14 juin 2016
Article publié le 14 juin 2016

C'est parti. Malgré la pluie et les poubelles qui débordent, la grande fête du football européen a bel et bien débuté en France. Et dans sa formule enrichie à 24 équipes, l'Euro 2016 promet un tournoi plus long, plus bon. Pendant ce temps-là, prenons le pouls de quelques sélections nationales entre pronostics, style de vie et débats sociétaux. Place au petit voisin du nord : la Belgique. 

Le contexte

Qu'on se le dise, cet Euro est l'heure de la confirmation pour la sélection nationale belge. Avec une équipe qui compte parmi certains joueurs les plus brillants de leur génération, Eden Hazard, Thibaut Courtois et Kevin De Bruyne pour ne citer qu'eux, les Diables Rouges devront défendre leur position d'outsider au cours de la compétition, ainsi que leur belle deuxième place au classement FIFA. Si les médias n'hésitent pas à qualifier cette équipe de « génération dorée », les Diables Rouges tardent pourtant à confirmer ce statut sur le pré. Après une défaite face à l'Argentine en quart de finale lors de la dernière coupe du monde, les Belges sont-ils enfin prêts à décrocher leur premier titre dans un grand tournoi international ? Réponse le 10 juillet... ou le 22 juin prochain.  

Comment tout cela va-t-il finir ? 

Le tournoi démarre en fanfare pour les Diables avec une belle victoire 2-0 contre l'Italie. Le match nul contre la Suède de Zlatan Ibrahimovic n'empêchera pas les Belges de terminer premiers de leur poule avant de s'offrir la Croatie et son milieu de terrain trois étoiles en huitième de finale. Pour plus d'infos sur le quart de finale contre l'Allemagne, consultez l'horoscope. 

Mais qu’est-ce qu’ils foutent ? 

On entend les mouches voler au camp d'entraînement de l'équipe belge situé dans la région de Bordeaux. Réunion de crise entre les joueurs et leur psychologue pour tenter de comprendre comment Maroune Fellaini a choisi sa nouvelle colo.

L'avant/après...à vous de choisir. 

La re-sta  

Il a beau être critiqué pour ses performances en sélection parfois à des années lumières de ce qu'il est capable de faire en club, Eden Hazard reste le petit chouchou du public belge. Capable du meilleur comme du pire, le jeune capitaine de 25 ans est sans aucun doute attendu au tournant et va devoir guider ses troupes si la Belgique espère (enfin !) atteindre le dernier carré, comme lors de la Coupe du Monde 86. Allez Eden, lâche-toi. Oublie toute cette pression et souviens-toi de l'époque où le football n'était qu'une partie de plaisir, comme pendant ces parties de foot entre potes que tu faisais quand tu étais gamin, dans ton jardin.

Le Big Deal

« On ne m'a pas demandé d'être beau ou de faire du football champagne mais de gagner. » C'est par cette phrase que Marc Wilmots répond aux critiques sur le style de jeu de son équipe, que certains jugent trop défensif et sans feux d'artifice. C'est vrai qu'on est loin du tiki-taka barcelonais et des dribbles chaloupés de Neymar mais du moment que les filets tremblent dans le goal adverse, on troquera le champagne contre une bière, belge évidemment. 

Ce que vous entendrez sur les Diables Rouges

- « Il faut vraiment qu'on gagne cet Euro. Ne serait-ce que pour que les Français ne le gagnent pas, sinon ils vont encore se la péter pendant une décennie et ça c'est vraiment plus possible. » Non mais les Belges adorent sincèrement les Français, sachez-le.

20 ans d'Euro. Ou pas.