Les libéraux en chute libre plus que probable

Article publié le 28 novembre 2008
Publié par la communauté
Article publié le 28 novembre 2008
liberalesLes libéraux ne peuvent pas se plaindre du quinquennat européen 2004-2009. Maintenant ils viennent de s’agripper aussi au nouveau gouvernement slovène de la main des socialistes. Il est probable que les choses se tordent dans l’avenir.

Les élections grande échelle approchent; c'est-à-dire la grande échelle européenne, et i est temps de faire le bilan chez les grands partis européens. Si bien pendant le quinquennat 2004-2005 ce sont les conservateurs du PPE qui ont prédominé sur la scène européenne, il faut souligner l’Alliance des Libéraux (ALDE-ELDR) comme la “success story” des dernières années. D’abord, ils ont obtenu leur record de sièges à la chambre européenne, avec 102 députés. Ensuite, ils ont résisté, voire amplifié leur présence dans les gouvernements des pays nordiques tels que le Danemark, la Suède, la Finlande ou l’Estonie ; une région qui les ignorait depuis 40 ans. Finalement, ils ont réussi à insérer dans la Commission européenne jusqu’à 9 commissaires issus de partis qui appartiennent à l’Alliance des Libéraux, ce qui équivaut à 33% de la Commission : tout un exploit si on le compare au 13% qu’ils représentent dans le Parlement européen.

La crise va tordre les choses

Désormais, les libéraux viennent d’accéder au gouvernement de la Slovénie en coalition avec les vainqueurs socialistes. Mais jugeons comme plus que probable que rien ne va plus. Leurs discours en Europe bataillent à la défensive à cause de la crise financière provoquée par le manque de régulation des marchés, et à présent on les entend parler davantage d’écologie et de réglementation que de libre marché et de responsabilité individuelle. Puisque ça y il en a d’autres qui savent le faire depuis toujours, et qu’en politique les votants préfèrent l’original plutôt que la photocopie, dans les prochaines élections nationales ils perdront pas mal de poids. Je parle des élections en Roumanie, en Allemagne, en Bulgarie et au Royaume Uni. Mais avant tout aux européennes, où ils souffriront ne nouvelle traversée du désert. C’est pour cela qu’on entend dire les responsables du parti dans les couloirs que si ils rééditaient les 102 eurodéputés de 2004 le succès serait énorme. Les partis nationaux qui composent ALDE dans la chambre européenne sont en train de perdre du poids dans leur pays respectifs, et notamment en France et en Italie, d’où ils tiraient pas peu de sièges: l’ancien UDF de Valéry Giscard d’Estaing no donnera pas en legs à l’actuel MODEM de Bayrou grands nombre de ses voix de 2004 après la grosse désaffection de Giscard lui-même. En Italie, les Radicaux de Panella et Bonino ainsi que la Marguerite de Prodi se sont dilué dans le nouveau Parti Démocratique italiano sans références et obsédé avec sa propre organisation interne. En Hollande, aussi, les libéraux perdent du poids face à la récupération des socialistes. Finalement, en Allemagne, le libéral Guido Westerwelle peut se réjouir car son parti libéral est entré au gouvernement de la Bavière après 40 ans d’opposition, mais pas pour longtemps : les sondages montrent une concentration de voix autour des partis de la Grosse Koalition et le jeune parti de gauche d’Oskar Lafontaine: Die Linke. Seul espoir pour les libéraux ? La surprenante montée en puissance du FDP allemand qui pourrait même accéder au gouvernement fédéral en 2009.