Les Iraniens de la diaspora organisent une Convention à Paris

Article publié le 8 février 2014
Article publié le 8 février 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Une "Convention des Iraniens" s'est tenue samedi 8 février à Paris en présence des représentants de quelques 300 associations iraniennes d'Europe, des États-Unis, du Canada et d’Australie, pour marquer le 35e anniversaire de la révolution antimonarchique en Iran, ont rapporté les organisateurs.

Couvrant un large éventail d’intellectuels, de militants politiques, des droits humains et des droits des femmes, de scientifiques et de membres de minorités ethniques et religieuses en Iran, les représentants de la diaspora iranienne ont fait le bilan, qu’ils ont qualifié d’« infâme », des 35 années du régime théocratique.

Plusieurs personnalités étrangères avaient répondu à l'appel pour soutenir les revendications de la Convention, notamment Bernard Kouchner, ancien ministre, co-fondateur de Médecins Sans Frontières (MSF), Patrick Kennedy, membre de la Chambre des Représentants des États-Unis (1995-2011), John Bolton, ambassadeur américain auprès des Nations Unies (2005-2006), Frances Townsend, conseillère à la sécurité intérieure du président des États-Unis (2004-2007) et Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l'Irak. 

Maryam Radjavi, la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), était l'invitée d'honneur de la Convention. S’adressant à la convention elle a déclaré : « Comme je l’ai répété à plusieurs reprises, nous ne cherchons pas à obtenir le pouvoir, ce que nous voulons c’est transférer la souveraineté au peuple iranien. Notre feuille de route pour réaliser les aspirations de la nation iranienne est un combat total pour le renversement régime des mollahs. Notre objectif est la liberté, la démocratie, l’égalité et l’instauration d’une république fondée sur la séparation de la religion et de l’Etat. » 

Les participants ont mis l'accent sur les violations systématiques des droits humains qui perdurent malgré les promesses de "modération" du nouveau président iranien Hassan Rohani avec 500 pendaisons à son actif en six mois. Les orateurs ont dénoncé la privation des femmes de leurs droits fondamentaux, la destruction de l’économie du pays et la dilapidation de ses ressources pour la quête de l’arme atomique.

Dans leur déclaration commune, les représentants des communautés iraniennes de la diaspora ont souligné que « le peuple iranien appelle au changement de régime en Iran et à l’instauration d’une république démocratique fondée sur la séparation de la religion et de l’État, respectueuse de toutes les libertés individuelles et politiques. Nous considérons que le soutien au Conseil national de la Résistance iranienne en tant qu’alternative démocratique au régime des mollahs et le soutien au plan en 10 points de Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, sont une condition nécessaire au changement de régime en Iran et l’instauration d’une démocratie » dans ce pays.