Les étudiants hongrois souffrent de la récession en Ecosse

Article publié le 5 mai 2009
Article publié le 5 mai 2009

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Personne ne savait où se trouvait Dundee quand nous avons obtenu une bourse universitaire pour y séjourner. Tout le monde a pensé que nous tenions là une opportunité en or. L’une des meilleures années de notre vie… jusqu’à ce que la récession ne pointe le bout de son nez.

Avec sa nature et une culture écossaise merveilleuse, Dundee est une ville bon marché. Ce facteur est important dans la vie d'un étudiant. Une fois la question de l'hébergement réglée, nous avons présenté nos CV aux magasins et agences de la ville dans l'espoir que nos familles n'aient pas à subvenir à nos besoins. Certains ont trouvé des temps partiels au salaire minimum dans un hôtel cinq étoiles de la rue St Andrew, d'autres des postes chez Mc Donald's. Nous nous sentions toujours au paradis. Nous travaillions autant que nous voulions dans des hôtels élégants, le travail n'était pas trop pénible et nous rencontrions de nombreuses personnes intéressantes parmi l'« élite ».

Le choc du nouvel an

La tragédie a commencé en janvier 2009 à notre retour de la trêve de Noël. Les agences nous ont dit que, à cause de la récession, tous les hôtels avaient annulé nos contrats pour les trois prochains mois. Nous pensions recommencer le processus, présenter nos CV, ouvrir grand nos yeux, pourtant nous arpentions les rues en vain. Malgré quelques postes de vendeurs vacants, les étudiants internationaux n'obtiennent pas les postes, même s'ils parlent couramment l'anglais car nous ne sommes pas originaires du pays ou de la ville.

D'une certaine manière, nous avons de la chance car nos familles peuvent nous venir en aide mais nous ressentons la récession dans notre chair : nous devons y penser à deux fois si nous voulons voyager, notre mode de vie a changé en moins bien. La ville est toujours bon marché, nous vivons toujours notre vie d'étudiants internationaux, mais nous ne pouvons pas gagner d'argent. Nous avions prévu de rester ici pendant l'été même si l'année universitaire se termine en mai...

Le piège touristique

Dundee et les environs de St Andrew sont basés sur l'industrie touristique. Les touristes voyagent moins en temps de crise. Ces villes sont petites, les gens vivent « au mois le mois », et leurs salaires et niveaux de vie baissent. A Dundee, les trois quarts des étudiants sont des étudiants internationaux sans qualification permettant d'obtenir un travail à temps partiel. En conséquence, moins d'étudiants prendront part à des cursus internationaux. Les programmes d'échange seront populaires parmi les étudiants riches à qui la famille pourra venir en aide. Etre optimiste en ce moment est une tâche difficile, mais nous essayons.