Les élargissements de l'UE

Article publié le 15 mai 2006

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

L’Union européenne a déjà connu cinq vagues d’adhésion successives, la dernière ayant abouti à l’intégration de dix nouveaux membres au 1er mai 2004. Un processus loin d’être achevé.

Le 1er janvier 2007 la Bulgarie et la Roumanie devraient entrer à leur tour dans l’UE à condition de satisfaire aux critères d’accession établis par le Conseil européen à Copenhague en 1993. La présence d’institutions stables garantissant la démocratie, la primauté du droit et de l’ordre et le respect des droits de l’homme sont quelques-unes des exigences auxquelles doivent se soumettre les pays postulants. Ils doivent également prouver l’existence d’une économie de marché viable et souscrire aux droits et obligations liés au statut de membre ainsi qu’aux objectifs politique, économique et monétaire de l’Union. De plus, pour que leur adhésion à l’UE soit effective, les Etats candidats doivent accepter l’acquis communautaire (socle commun regroupant l’ensemble des lois adoptées depuis la création de l’UE) et le transposer dans leurs institutions administratives et judiciaires nationales.

Tsunami en série

La Communauté européenne est officiellement créée en 1957 avec l’entrée en vigueur du traité CEE. Le 1er janvier 1973, l’Union connaît une première vague d’adhésions avec l’arrivée du Royaume-Uni, du Danemark et de l’Irlande. A l’issu d’un référendum, les Norvégiens décident de ne pas rejoindre l’UE. Les années 80 voient l’arrivée de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal lors d’une seconde vague. En 1985, le Groënland, qui fait alors partie du royaume du Danemark tout en bénéficiant d’un statut d’autonomie depuis 1979, se retire de la Communauté suite à un référendum. Puis l’Allemagne est réunifiée et c’est au tour des « Länder » de la RDA (ancienne Allemagne de l’Est) d’intégrer l’UE en 1990. Le traité sur l’Union européenne est signé à Maastricht en 1992 et en 1995, l’Autriche, la Suède et la Finlande deviennent membres de l’UE. C’est la troisième vague. Enfin, 2004 est l’année du dernier et du plus important élargissement avec l’adhésion de 10 nouveaux membres issus de l’Europe de l’Est et de l’Europe Centrale.

La Bulgarie et la Roumanie sont à présent quasiment sorties d’une période d’ajustements et d’adaptation incontournables pour être acceptés au sein de l’Union. Le 13 avril 2005, le Parlement européen s’est prononcé en faveur de la candidature déposée par la Bulgarie et la Roumanie. Faisant suite à cet accord, un traité d’adhésion a été signé le 25 avril suivant au Luxembourg, ratifié par la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, Chypre, la Grèce, l’Estonie, la République tchèque, la Roumanie et la Bulgarie elles-mêmes. Conformément aux dispositions figurant dans le traité, la Bulgarie et la Roumanie auront un statut d’observateur actif au sein des diverses institutions européennes durant cette période de transition jusqu’à leur entrée dans l’Union.

Nouvelles perspectives

Certains pays des Balkans ainsi que la Turquie voudraient maintenant rejoindre l’UE. La Croatie et la Turquie sont actuellement en cours de négociations d’adhésion et la Macédoine a obtenu le statut d’observateur depuis décembre 2004 bien qu’aucun processus de négociations n’ait encore été ouvert. Les pays des Balkans occidentaux (l’Albanie, la Bosnie Herzégovine et la Serbie), sont d’autres candidats potentiels engagés dans un processus d’association et de stabilisation en vue d’une éventuelle adhésion.