Les conclusions du dernier Conseil européen de 2010 en 3000 signes ou presque

Article publié le 17 décembre 2010
Article publié le 17 décembre 2010
Par Maxence Peniguet Une année de plus qui s'en va et une présidence belge de l'Union européenne qui se termine par un Conseil européen avec quelques surprises, avec notamment l'épineux sujet « budget » qui a refait surface en se faisant peut-être bien stabiliser pour les années à suivre.

Ce qui était sur l'Agenda

Pour ce qu'on savait déjà, c'est à dire la modification du traité de Lisbonne déjà dévoilé par Euractiv.com avant le sommet, aucune surprise. Rajout d'un paragraphe sous l'article 136 qui précise que « les États membres de la zone euro sont autorisés à créer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela s'avère indispensable pour garantir la stabilité de l'euro dans son ensemble ». Un bon coup pour le Royaume-Uni, puisque celui-ci ne fait pas partie de la zone euro.

Grâce à cette modification, la création du tout nouveau Mécanisme de stabilité européen est possible. Il remplacera le Fonds européen de stabilisation financière, qui sauve en ce moment l'Irlande, à l'horizon 2013 quand les changements dans le traité de Lisbonne auront eu lieu. Ce nouveau système a de plus qu'il demandera clairement aux États en difficulté des exigences budgétaires sévères. Des partenaires privées pourront aussi prêter mains fortes.

Du reste, durant les discussions, on a que très faiblement parlé de l'acceptation de la Macédoine en tant que pays candidat de l'UE. Et comme il en faut peu pour être heureux, le Conseil a pris le temps (selon les conclusions écrites) de se réjouir des résultats du sommet sur le climat de Cancún, discussion qui ne devait pas figurer dans l'Agenda.

Ce qui n'était pas dans l'Agenda

Très forte, c'est l'impression qu'a donnée encore une fois le coup de David Cameron, premier ministre britannique. En effet, il s'est arrangé pour remettre les décisions concernant le budget sur la table. Cette fois-ci, c'est presque décidé, le budget de l'Union est en voie d'être gelé à son niveau de 2013 pour les années post-2014.

Mais en attendant 2014, le Conseil européen s'inquiète des violences en Côte d'Ivoire apparues après le second tour des élections présidentielles, et rappelle son soutien au président qu'il considère démocratiquement élu, Alassan Ouattara.

Et un couac pour la route

Il est à signaler deux choses concernant la communication du conseil. La première, c'est l'utilisation intempestive de Twitter par le président du Conseil Herman Van Rompuy. Il a notamment rendu public l'accord sur la modification du traité de Lisbonne alors même qu'il était encore en discussion avec les 27 chefs d'État et de gouvernement. Le couac pour la route, c'est l'extinction du mur Twitter – à cause de propos anti-Berlusconi répétés – présent dans l'atrium qui a fait tache d'encre. Cela montre les limites de l'utilisation des réseaux sociaux par l'Union européenne.

Enfin, un petit mot pour dire que les manifestations européennes contre les mesures d'austérité de mercredi 15 décembre n'ont pas été abordées.