Les chefs d’États passent, la police reste

Article publié le 17 décembre 2010
Article publié le 17 décembre 2010
Par Benjamin Helson Alors que les journalistes et les délégations rentrent progressivement chez eux, une cinquantaine de policiers sont toujours là, à braver le froid et la neige autour du rond-point Schuman et du quartier européen. Ces policiers sont venus de Namur, Châtelet ou encore Charleroi afin de remplacer leurs homologues anversois rentrés chez eux aux environs de 22h30.
« On a commencé vers 19h30 et on reste ici jusque 8h demain matin (ndlr, lisez vendredi). Ensuite, ce sera la police de la zone Bruxelles-Ixelles qui reprendra le flambeau jusqu’à la fin du Sommet », nous raconte un policier venu de Charleroi.

À chaque Sommet européen, ils viennent, en effet, des quatre coins du pays afin d’épauler la police bruxelloise. Le dispositif nécessaire est impressionnant et la seule police ne peut pas, à elle seule, s’occuper de la sécurité du Conseil tout en continuant à exercer correctement ses fonctions dans le reste de la capitale.

Ce dispositif est à peu près toujours le même lors des réunions européennes, même s’il est vrai qu’en fonction des thèmes discutés, le travail des forces de l’ordre n’est pas tout à fait le même. « Quand il y avait les problèmes du lait, il y avait évidemment des agriculteurs venus de partout en Europe et par la force des choses, cela nous donnait plus de travail », déclare encore ce policier carolo. Vers 23h30 ce jeudi, aucun problème important n’était à signaler en marge du sommet.