L'égalité n'attend pas!

Article publié le 15 juin 2012
Article publié le 15 juin 2012
Par Margaux Pastor Dans le cadre de l'organisation de la Semaine des visibilités et de la gay pride cette après-midi à Strasbourg, CaféBabel s'est penché sur l'évolution du droit de la communauté LGBT en Europe. En Russie, à peine les drapeaux arc-en-ciel levés que les autorités ont stoppé la manifestation de la gay pride le 27 mai dernier.
Pendant l'hiver, la Douma avait entériné une loi « contre la pédophilie et la propagande de la sodomie, du lesbianisme, de la bi sexualité et de la transsexualité », ce qui n'arrange pas les affaires des défenseurs du droit des minorités sexuelles. D'autant plus qu'un projet de condamnation pénale est en projet...

Mais le tableau n'est pas entièrement noir, et notamment dans les Balkans ou pourtant la partie était loin d'être jouée d'avance. Cette année, une Gay Pride a été organisée à Tirana et les organisations LGBT ont constitué une « Pink Ambassy » pour mettre en place des actions en vue de faire évoluer les mentalités et de gagner des droits pour les homosexuels, bisexuels, transsexuels albanais qui peinent à se faire reconnaître dans une société encore très soumise à un carcan patriarcal et machiste.

En France, l'arrivée de François Hollande est perçue comme un espoir par une large part de la société qui considère que le mariage homosexuel ou l'adoption ne doivent plus être considérés comme des tabous. En cas de victoire de la gauche aux élections législatives, le gouvernement a aussi prévu d'examiner les questions telles que l’insémination artificielle pour les couples de lesbiennes, ou celles plus controversées des mères porteuses.

Ces actions sont vivement soutenues par le Conseil de l'Europe qui a fait de la lutte pour le droit des minorités sexuelles une de ses priorités. Il ne faut pas minorer l'importance du droit européen dans ce domaine, car la Cour Européenne des Droits de l'Homme a œuvré pour la dépénalisation de l'homosexualité (même si elle considère toujours que les états doivent pouvoir définir le mariage et l'adoption comme ils l'entendent) et pour les transsexuels/transgenres, souvent grands oubliés des réformes et des luttes, en vertu du droit à la vie privée et à la vie familiale.