Le temps du volontariat européen

Article publié le 27 janvier 2009
Article publié le 27 janvier 2009

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le Service volontaire européen (SVE), moins connu que des programmes plus populaires tels qu’Erasmus et Leonardo, existe depuis douze ans et son nombre de participants continue d'augmenter.

Le SVE, l'une des actions du programme de la Commission européenne appelé « Jeunesse en action », a pour but de faire participer des jeunes entre 18 et 30 ans, quelque soit leur niveau d'instruction, à des activités de volontariat à l'étranger. Il est possible d'effectuer des séjours d'une durée comprise entre deux et douze mois, dans l'un des pays de l'Union européenne, dans les pays adhérents au programme (Norvège, Islande, Liechtenstein, Turquie), dans les pays frontaliers de l'Union européenne (pays de la zone méditerranéenne, caucasienne et de l'Europe sud orientale et orientale) et également, en théorie, dans le reste du monde. En pratique, il n'est pas facile de trouver de partenaires qui accueillent des volontaires vivant hors des frontières de l'Europe. 

Comment devient-on volontaire européen ?

Les aspirants volontaires doivent d'abord contacter un organisme d'envoi, basé dans leur pays, qui sera chargé de les envoyer à l'étranger. Pour le trouver, il suffit de s'adresser au Centre d'information et de documentation jeunesse ou à l'agence nationale du programme, qui gère le programme dans le pays de résidence du candidat. C'est à ce moment-là que les volontaires pourront commencer à rechercher le projet SVE qui leur convient, sur la base de données du site de l'Institut national de la Jeunesse et de l'éducation populaire.

Les zones d'intervention sont multiples : du secteur du handicap, le plus traditionnel, à celui de l'environnement ou de la culture. Une fois que le candidat a trouvé le projet qui lui convient, il envoie son CV et attend une réponse. Evidemment, plus le candidat est flexible, plus il peut envoyer de CV et plus il a de chances d'être accepté par l'organisme d'accueil qui a élaboré le projet.

L'expérience de Lucie et Tzveta : le SVE en Italie

Lucie et Tzveta sont deux jeunes volontaires, l'une Française et l'autre Bulgare. Elles se sont rencontrées à Borgomanero, un petit village dans la province de Novara, au nord de l'Italie. « J'ai voulu participer au SVE pour avoir une expérience de travail à l'étranger, explique Lucie. Je ne connaissais pas le SVE, j'avais essayé de partir en tant qu'étudiante Erasmus, mais on n'avait pas retenu ma candidature. J'étudie l'italien depuis trois ans et je voulais vraiment aller en Italie. Finalement, j'ai appris l'existence de ce projet et je suis partie. » Elle n’a pas été déçue : « L'aspect principal de notre travail consiste à promouvoir le SVE dans les écoles, pendant les manifestations culturelles…, poursuit la jeune fille. Nous travaillons aussi avec une association pour femmes en difficulté et avec un magasin de commerce équitable et solidaire. »

Tzveta aussi est contente de son séjour en Italie : « Après avoir obtenu mon diplôme de fin d'études en droit, j'avais besoin d'une nouvelle expérience avant d'entrer dans la vie professionnelle. Je voulais prendre une pause pour comprendre si je voulais vraiment travailler dans le domaine du droit, si j'avais compris ce que je voulais faire dans la vie. » Une fois leur séjour terminé, les deux jeunes filles ont même créé un blog pour raconter leur expérience. Elles sentent qu'elles ont changé : « Je me sens plus forte et indépendante, et je suis convaincue de ce que je veux faire à l'avenir », affirme Tzveta. Le SVE leur a aussi permis de connaître de nombreuses personnes et de voyager dans toute l'Italie.

Les avantages du SVE

« Ce qui rend le SVE unique, explique Davide Vergnano, leur tuteur, est que ce projet se déroule dans un environnement protecteur : le volontaire est reçu dans une organisation qui, généralement, a un fort esprit d'accueil. » Le vivre et le couvert sont offerts au candidat, qui reçoit également une petite indemnité mensuelle. Cependant, il ne s'agit pas d'un emploi rémunéré et la motivation du volontaire doit quand même être importante.